jeudi 7 mai 2015

UNE RÉVOLUTION

Premier écrit depuis 3 ans... depuis Cancer de la Perception.  Est-ce un signe de nouveau commencement ou une fin terrible et fatale?  Seuls les jours nous le diront... d'ici là, bonne lecture...



une révolution s’enchaîne à une autre
et demain n’aboutira que si la tempête s’arrête

l’ancienne perspective du calme ne peut survenir
quand sur nous tombent encore les cadavres du gouffre noir
la sortie est proche
mais hors d’atteinte

le silence

le silence s’assoit sur mes genoux arthrosés
la rouille s’infiltre à la suite des moments répétés
une fleur perdue
celle des millions flambés pour des millions
des têtes coupées
des corps mutilés
l’esprit qui s’étouffe dans une propagande de liberté
au nom des hommes du passé
hommes des cavernes cabossés
malades et ignorants
les deux pieds au fond d’une fausse septique
à se faire embrocher par leurs maîtres
des dents tombées dans la pluie
la langue dénouée ne nous appartient plus

seule la révolution flotte dans l’air
nuage pestiféré s’enchaînant à nos cœurs et notre vision

la sortie est proche
mais nous faisons demi-tour


07 mai 2015

mercredi 18 avril 2012

CANCER DE LA PERCEPTION

démence proche d'un terme
l'horloge interne saigne et salit les moeurs
les métastases affectent la vue
et mitraillent le don d'intériorité

rester calme ne sert à rien

le passage au vent turbulent
nécessite d'introduite des aiguilles
au coeur de la perception
la hantise d'une mécanique mitoyenne
à la folie du meurtre de l'âme

des millions de cadavres dansent sur mes mains
trois oreilles écoutent un mur de béton
et n'entendent que le Vide pleurer sa propre disparition
une défectuosité karmique en soi
l'arrogance du bonheur
et la témérité naïve d'un mal-être inexistant
dévorent les images de couleurs
celles qui peuplent mon esprit atrophié

la balle tombe et roule jusqu'aux pieds
d'un ninja édenté porteur de méfiance

18 avril 2012

jeudi 25 août 2011

SOUS LES MUSCLES DÉCOMPOSÉS

se transformer soi-même en créature du Néant
vivre l'expérience du Vide
ne plus sentir le vent
les baisers volés sur le balcon d'une amie

des bravades de gueux

un corps ne supportera point
l'atrophie de sa conscience
à moins de vouloir mourir
à petit feu
miniaturisation d'une balle dans la tête
ou d'un dix roues te passant dessus

Pas de déchirure spatio-temporelle
cette fois-ci
juste une lampée de sécrétion absente
qui dévore les restes de Shaï-Hulud
à moins que ce ne soit un sommeil éternel
apprivoisé avec le sang de mille
mutants

indécision parcimonieuse
dévorance macabre englobant l'absolu
miettes de vérité en apparence trompeuse

des minutes
un chat
trois cadavres décomposés depuis 30 ans
et l'outil limité d'une engeance fabulatrice

une finalité inconsistante
dasn l'inconscient d'un Duc du Sommeil

peut-être sommes-nous libres de penser
peut-être sommes-nous aptes à exister Autre
mais jamais pour lui

le froid mordant la chair
le feu mourant dans l'âtre
la Cabale indécise du fou de l'âme
chef des entêtés miliciens
garde d'honneur du Patricien moribond
le mirage aux vingt ères
la Mort au regard bleu glacial

mimétisme du règne humain
sous la botte de l'univers

23 août 2011

mardi 28 juin 2011

NOUVEAU VIEUX TEXTE

Je viens de tomber sur un texte écrit en février 2007, pendant que j'étais avec Julie, dans un rêve que je croyais sans fin.


Je le mets ici, histoire de vous le faire lire...


je suis dans une chambre close
il fait noir
mais ça n’a pas d’importance
je n’ai pas d’yeux

il vente légèrement
le vent siffle autour de mes oreilles
et derrière
le son d’un pendule qui nage dans le vide

les voix dans ma tête me disent
que les années sont passées au rang de siècles
d’histoire en confusion inaccoutumée à ma
présence

je peux faire la différence
si seulement les murs pouvaient m’écouter

le noir devient forêt dense et embrouillée
des yeux pour voir
tout autour de ma tête

assise sur une roche je la vois
perdue dans une pensée éternelle
des ombres voguent dans les branches
formant des rimes avec les feuilles

je demeure sans bouger
à la regarder de tous mes yeux

elle ne m’a pas vu

enfui d’un bosquet
un ange pouvant tenir dans ma main
surgit devant moi
suivi d’une myriade d’autres volant autour d’elle

je m’enfouis dans les arbres
et annule l’hybridation du temps
avec la néantique fin du jour

si belle entourée de ses sœurs
bientôt elles ne feront qu’un seul corps
qui volera jusqu’à moi
moi qui suit devenu l’esprit naturel
habitant ces arbres

de mes branches je la soutiendrai
elle ne m’aura pas encore vu
et sans le savoir
elle s’évanouira dans ces feuilles
qui la caresseront tendrement sous une lune
à demi dévorée

hantise du mal

le noir subsiste
et le reste
mort dans ma pensée éternelle

nourri par la pénombre crue
j’entre au creux d’une rigole
aux odeurs de vent et de miel
me demandant si la pluie tardera

l’antre m’attend
j’y entre
insouciant et inconscient du fait
que le jeu s’est pris de moi
alors que le vague contour de ses jambes se dessine devant
moi

elle m’invite à la rejoindre
sa chaleur m’anime

entièrement en elle
je me fonds en mirage d’une cité obscure
réveillée par les cloches d’un bateau-soleil
nous prenant tous les deux à son bord

départ au gré des courants
coulant dans mes veines
je situe les voiles sous la voûte allumée
de brillants pans
restes de ses vêtements envolés au fond des eaux
claires

4 février 2007

dimanche 1 mai 2011

LA DANSE DES OURAGANS MAL LÉCHÉS

l'animosité éphémère des Grands
n'aura de prise que sur la conscience collective
d'un demi-pâté de canard

une fois le vent lancé
on ne recule plus

demain
des souvenirs de fleurs mortes envahiront les esprits les plus acérés et réduiront à néant le peu de foi qu'ils ont en moi

une vie blasée
des organismes qui tuent
et le millième retard dans ce coeur vide qui brûle dans la
Cheminée de Papier

toujours la mémoire
et des espoirs de désespoir
qui minent le peu de force restant de ces muscles atrophiés
par la douleur
un feu pâle comparé au désir d'être
mais une étape superflue pour des gentlemen comme nous

moi
et mes trois cent milles idées avortées

1er mai 2011

dimanche 20 mars 2011

PERDU DANS MA FOLIE

perdu dans ma folie
et deux étranges mystères

le premier se résout dans une attente avortée
et le meurtre d'une amibe au seuil de l'évolution

le second n'existe pas encore
mais s'échappe tout de même du crâne éclairci
d'un docteur ès lettres

des cris dans le jour
foutoir mandibulaire de grosses qui éructent

souvent
un oeil pleure et se demande ce qu'est
la vie

20 mars 2011

dimanche 6 février 2011

SAUDADE


devenir le miroir d'un cruchon

et oublier le nom de ton amoureuse
levé de soleil sur l'amertume d'un brigand
oranges sont les lunettes de la peur

sordides illusions sur des bancs de morues
l'alphabet des anges
s'harmonise de tons ocres et sanglants
seulement
comment font les années pour passer leur chemin ?

Élévation du devenir
l'homme nu devant des bêtes de somme
s'arrange pour être peigné comme Elvis
et demande aux ouragans ce que sont les sentiments

ablation de la pensée cohérente
Burroughs s'adonne au ludisme
et clame l'extermination de toute pensée rationnelle

un festin nu
encore
étouffé par d'élégantes mains
celles d'une nymphe aux cheveux parfumés de diamants colorés
et endormie devant un télévision fermée

je rêve d'une journée
atomisée par le regard d'un Ange aux yeux d'Océan
son sourire embrasse la Vie
sa bouche m'avale tout entier
et je regarde dans ses profondeurs
une douceur altérée par le Temps
un autre oubli
la danse d'une main
une chanson murmurée à l'oreille des morts

ivre du temps qui passe encore
des larmes acides peignent une forêt
où les oiseaux se perdent dans des feuillages vermeille
des canons de beauté s'estompe en cercle
devant un regard obligé
celui de l'Homme Tubulaire
dévasté par une apocalypse précoce

l'ennui avec les animaux
c'est qu'ils meurent avant nous

danse macabre sur le toit d'un hôpital orgueilleux
j'entends la cadence d'un chant
la voix me hante et enterre mes larmes
une douleur qui perce une peau fébrile
des âmes se désintègrent sous mes yeux
une nuit ordinaire au pays des frissons épouvantés

descendu du perchoir des agonies
je m'absente mentalement des ondes
circulation erronée en corrélation avec
l'idée d'un bonheur avorté

subtile pendaison
de l'esprit aéré de vagues ébauches
d'un vent menteur
carburant au Pennautier
et dévidant des paroles absurdes
aux oreilles qui veulent bien entendre

malgré tout ce temps qui a fuit

6 février 2011

mardi 21 décembre 2010

CORPUSCULE DE L'ANIMISME CIRCO-SANGUIN

dans une autre rue que la mienne
tu dévores la nuit et entends mon
souffle
le groupe d'engins démunis s'esclaffe
et une ville s'effondre dans un regard innocent
physique mineure de solides bataillons
il est éphémère de dire que les bactéries antérieures
finiront dans mon assiette

dans la première rue sous la vie renfrognée
deux souris hibernent et dévorent le chant
des acariens
la belle étiolée minaude avec son rire:
"que le jour ne dépasse pas ses dernières heures"
entendent mes doigts
"que l'amour n'échappe pas aux tortures"
entendent mes jambes
"que la parole des amères vaguelettes
vente sur un crâne trituré"
entendent mes cheveux

nous n'oublierons point de repasser par-là
dans une lumière faiblarde
le joug de mes premiers jours

Tant d'années écoulées à parler d'une Lune aimante, la brisure de miroirs vidés de leurs reflets.  Et je ne pense qu'à la boîte, ouverture dans une noirceur opaque, le Vide du nord et le sifflement de tes pas sur mes os blanchis.  Tant d'années à attendre sans demander, des souvenirs de l'inutile sensation d'élargir ses sens.

Pendant que je demande aux arbres d'habiller mes rêves, il se produit deux incidents sans rapport apparent entre eux: 1) deux plaques tectoniques entrent en collision et créent un nouveau continent, 2) une corneille s'envole et finit dans le réacteur d'un Airbus.

1)
vie nouvelle et espèces inconnues
figure d'ancienneté sur des cimes vierges
le passage du temps est avalé par
la nouveauté
conception éclairée par des pensées
sans fondement
évolution
répétition de l'Histoire nouvelle
un autre visage souffre et c'est la fin des
haricots
des profondeurs de la mer
une troisième route traverse les premières
le vécu s'étale au-delà des visions de cataclysme
et inaugure le repli vers la soie
celle qui dote la peau de la douceur d'un sourire

2)
éclats en miettes dans la fureur
pluie rouge et vaporeuse
la sélective misère la conduit au creux
de ma paume coupée

1-2
le vent s'épanouit sur le nouveau-monde
en teintes d'écarlate sur les herbes
suffisance palpable
une idée générale de ce qu'à pu être
l'incendie de mon ventre
en apercevant
déambulant en fièvre majeure
la dévoreuse de nuits

dans tes mains le coeur battant
d'une tribu de poètes réincarnés
chevauchant les saisons à la recherche
du néant

volatile
terre
mimétisme de vie dans les pales d'un monstre de métal

je m'assois sur un banc de gare
observant les étoiles absentes
et ne pensant qu'au doux silence
de ton souffle sur mon esprit

21 décembre 2010

mardi 23 novembre 2010

EXQUISITE CORPSE

Magnifique cadavre exquis écrit avec mon cousin Jean-François Desmeules, 500 kilomètres nous séparant en ce soir de novembre, un peu tard...
 
out of crap
la rigueur s'avance à nouveau vers moi
et je n'entends que le son des papillons rouge
sang

d'étranges ensembles de chocs

les fables hypoviviques s'enchantent d'une idée de dualité
salines effervesces sur un bras nervuré
la parole me manque
j'ai échappé mon oubli dans un égout
rempli d'eggrolls
un soir de l'hiver de ma jeunesse

nonobstant l'opalescence du couteau obscène
la ribambelle nécromancienne exacerbe la scarification métatarsienne

indubitablement rigoureuse
et la lave hétéroclite s'emballe en nettoyant
les scarifications du néo-classique

le dihydrogène effervescent culmine sous l'obscurité malencontreuse de
l'hypercube dispendieux

outre l'association spatio-temporelle dignifiée
dehors
six raisons ignifugées s'arrosent de
tétrachloridre-dimétanimbique

selon Platon
la Terre se souviendra des aveux de la pierre

L'hétérogénéité iconoclaste de ces
sornettes dithyrambiques
n'a d'égale que la spécificité microbienne de leurs
calembours aléatoire
fuyez
honnêtes malfaiteurs assimilés
pendant que les flammes javellisantes
frisent le commentaire glacial de l'ostéopathe vengeur

23 novembre 2010
Luc Pelletier et Jean-François Desmeules

lundi 11 octobre 2010

FORMULE POUR UNE HÉRÉSIE DE MIEL

tantra pour une merveille de la nature
les gonds du milieu cèdent sur le mur des airs

et une vie s'enfuit aussi vite pour la mer
vagues échouées sur des ailes de cyanure
qu'on respire en dormant
et viennent les hérétiques
morts-vivants en complets-cravates

ils sourient sans penser aux conséquences
et s'invitent en ma demeure
point de nourriture spirituelle
des animaux courent en ronds
et la viande se laisse pourrir au soleil

l'événement est clair
c'est la fête des ours baveux
ceux qui démentent de fertiles élaborations de mensonges
et rengainent une souche de savoir-faire
sous une tas de poils cacophoniques

un pilier cassé s'avance pour parler
noire enveloppe de néon-mystère
il appelle la foi d'un dieu déchu
pour supposer des actions incongrues

les bassesses se chantent sous la douche
et à l'arrêt d'autobus

qu'importe le mal des vos années
vous n'anéantirez jamais la brillance de la folie
celle qui fait briller les yeux
et met en danger le sens commun
celle qui goûte la douceur d'un visage
et le miel d'une bouche offerte gratuitement

11 octobre 2010

vendredi 24 septembre 2010

DEVENIR LE VENT

des serres dans une peau diaphane
la vie se tire avec ses pénates
et dans deux jours
la fin du monde

sur le toit du monde
une bombe explose dans la tête d'un
fou
et c'est là que j'interviens

Dans la poche d'un manteau long et vert, je m'arrache le foie et siffle un air de printemps.  L'hymne international de mon corps, provoqué dans la sclérose ardue de mutants amphibiens.  Selon les éclaireurs de tempêtes, la vie qui m'honore n'a que faire d'une autre paire de manches et c'est seul que le bateau continuera son effondrement.

agacé par les mouches morvantes
le ciel s'estompe
et laisse mes pas construire une rigole d'acide chlorhydrique le long de son
corps

futile
         est
              le vent
                         qui emporte
le monde de ma création

devenir n'est pas une option
mais une nécessité

24 septembre 2010

lundi 23 août 2010

CORRECTION DU BLOGUE

Il était grand temps que je remarque que mes premiers poèmes sur le blogue sont devenus illisibles parce que j'ai changé l'apparence.  Tout est maintenant corrigé et vous n'aurez plus à vous arracher les yeux pour lire, tout est en blanc!

Bonne journée!

dimanche 22 août 2010

DANS LA TOURMENTE DU DIPLODOCUS

mûrir d'angoisse
sous des Argonautes ballants
les troupes chantent un sel éthéré
phalanges d'une vie cannibale
et trous noirs dans un cirque
de méduses moribondes

La folie m'atteint gravement depuis peu. Les émotions mauvaises prennent le dessus et déjà les lendemains s'obscurcissent d'une trace d'épidémie d'absous...

rancoeur face à la fortune
et s'éjecte le mord d'une bouche
confite
brillante frénésie sur fond de peur

la condition s'abstient
et le feu se rallume
dans la cheminée de papier

trois énigmes
une morte
et deux hantées par la folie

Missive courte soutenue par le rossignol mécanique d'une fable absurde et obtuse. On embaume mon âme pour y écrire des
bêtises

21 août 2010

dimanche 15 août 2010

À VOUS, CHRISTINE ET DANIEL!

Un poème écrit à l'occasion du mariage de ma soeur Christine et de Daniel.  Soyez heureux!


sous les frissons d'une lame de fond
amis sincères au sommet des flots
monte une lumière
silhouette masquée de soleil

sous les ombres
un abîme de bontés
et l'éclat marginal d'une émeraude
qui fait pâlir les roches
et le ciel

une autre voie sillonne les plans
cavalier mythique
sur-prenance ambiante et revers
de lestes sourires
marquent le vent

rencontre antique
les géants musicaux des futures années
embarquent sur un vol en longueur
puisse les entités suivre le rythme des éléphants

et demain
si les élans fournissent le temps des cinq
meilleures prestances et risques frais

vie de feu et de franches amours

7 août 2010

dimanche 6 juin 2010

LIFE

un générique ne commence pas
la force du grabuge s'absente d'un coin d'oeil
te plombe une mine dans l'attente
et jamais tu ne vois le début
ni la fin

une vie centrale
à seulement avancer
unique tourbillon dans l'âge de fiction
là où le père demeure sur la glace
et déjà la lueur d'une étoile morte s'affaisse
en un torrent boueux et chaotique

chaude rancune
mais point de mal
la chaleur remonte le crâne et brise la ferme solidité
de l'être

des canons s'élèvent sur le tertre des dieux déchus
panthéons banlieusards en cavale
un goût amer de
gras
flotte à la hauteur du larynx
haussement d'épaule face à la santé bipolaire

les sens s'éveillent

une oreille entend le pas élégant écraser les obus
une bouche entrouverte goûte l'air ambiant
une main douce se pose sur la peau de la terre
et regarde dans l'avenir en se demandant où sont passées les années

les éléphants ont emporté avec eux le temps
ils n'attendent que la mort pour passer le flambeau
aux bras élancés vers toi
ceux qui trempent dans les mots
et chevronnent le jour dans le soleil divagué

6 juin 2010

mercredi 2 juin 2010

DORMIR

dormir
et sentir le vent caresser la peau
dormir
sans rêve pour réveiller
dormir dans un coma éthylique et rêver du sommeil

dans trois ans d'ici
les arroseurs postaux iront boire le sang de leurs mères
plus rien n'entrera en la demeure
qu'une fatigue languissante
respirant avec peine
des soubresauts de poitrine
et une expiration cacophonique pour les oreilles
d'une bronche en feu

dormir sur une chaise froide
et sentir l'eau monter peu à peu
à l'extérieur comme à l'intérieur
des larmes de plancher
enterrent
les larmes incertaines
mues par le noir
oubliées sur la table à déjeuner
derrière un pot de margarine vide

dormir
un enfant épuisé attardé par des sons de télé
fondu dans le cri des Ombres
dormir
dans une chambre hantée par des jouets animés
sous le regard du double aux grandes idées
la lampe qui explose
des yeux qui se remplissent d'eau de mer
un coeur qui n'en finit plus de battre
trop vite

demain
soudain

2 juin 2010

samedi 29 mai 2010

SYNERGIE

l'émotion irradie
un vert putréfié sur une butte de sable froid

sous une lune déchiquetée
l'empire avance
un pied devant l'autre
péniblement
grosse roche montante sur la montagne de
Sisyphe

sur le toit du monde
les garous s'enlacent et tuent des innocents
des peuples aux bras de crabes
qui s'échauffent devant le fumet des dirigeants
torpeur de la pensée
synonyme d'ablation du lobe frontal

Synergie
et explosion de la vie pure
dans ces champs de tertres amphibiens
lavant la ménagère des étés
elle s'époumone à devenir la championne
du chassé-croisé de la détente
une baise promise au duc
sans toutefois faire rougir ses joues
fardées de larmes blanches
le fardeau d'un étranger sur des épaules de plastique

gare au feu
la silhouette d'une femme nue
sur fond de sang
on devine la langueur des jambes
et une force interne quasi nulle

pour qu'une fixation dégèle le charme
belle à en faire pleurer
elle sourit au jour
et retourne en sa demeure
transfigurée par des yeux de béryl

29 mai 2010

samedi 1 mai 2010

AU DÉBUT

des jambes
longueur sans nom
une démarche rocailleuse de géant
et le sourire d'un nymphe perdue dans les bois
de la cité de métal

des ombres s'interposent sous le ciel
on aperçoit une tour au loin
des fils pendent
des oiseaux voltigent
chaotiques
la pluie ne chante plus son tambourinement
mais pleut sur la plaine fixe

demain le gris
aujourd'hui les couleurs s'estompent et démentent
le sommeil
dans la caverne de son esprit
je m'imagine au-delà
sur les collines vertes où j'ai vécu
mangeant des rats et souriant
je n'avait que faire des autres
des silhouettes vagues sur fond de chaos

je vois des lignes noires sur fond noir
il voit des corps alignés pour la potence!
elles vibrent au son d'une musique molle
on sent une répétition d'un passé trop proche de nous
la répétition pour le jeu de la vie

engourdi
je suis les longues jambes jusqu'à une chambre verte
un casse-pied fantoche bombarde l'imagination
les rideaux se balancent dans le soir
je m'endors sans même l'avoir touchée

1 mai 2010

mercredi 10 mars 2010

SYNDROME DU DÉFICIT DE VIE

Une journée de fièvre au milieu de décembre...

syndrome du déficit de vie
on sent la fièvre s’emparer de nous
les nausées
plus fortes minute après minute
le silence parvient à venir à bout
d’un corps qui craque sous le poids
du malaise
et le froid
ce terrible froid diurne
une montagne de larmes glacées et le vide
à l’intérieur
qui empêche de tout accomplir
qui demande grâce et veut prendre congé
ses pieds empêtrés dans la glace

hauts-le-cœur agoniques
puissance des tréfonds
lamentables essais pour vivre une vie sans tache
on se retrouve couché dans un lit
malade du silence
malade sur un mur noir caché derrière la tour aux cent portes, incapables d’en sortir, la lueur tant attendue s’est éteinte dans le soir

la création cache la peur
la tentation arrache le cœur
et sous un arbre de 300 000 dollars
je m’étends et finis par m’endormir
exténué
d’un sommeil agité

14 décembre 2009

mardi 9 mars 2010

LE RETOUR...

Eh oui! J'ai décidé de réouvrir mon blogue de création. Pourquoi? Premièrement, je l'avais fermé en me disant qu'un jour, j'allais publier des trucs qu'il y a ici. Ensuite, je me suis dit que je m'en contresacrais complètement, d'où le retour de votre dévoué.

Ne vous attendez pas à une profusion de nouveaux textes, c'est au neutre ces temps-ci. Je vais surtout recommencé à mettre le Vieil Homme et la Moufette, nouvelle édition. :O)

Mais pas aujourd'hui.