tes oreilles sonnent
minuit moins quart
demie heure sur la glace
une capacité pour vingt tremblements et vingt-huit sourdes sur un quai de bronze
des dessins s'amoncellent
autisme au local 302
dans une fange d'hémoglobine
le Titan s'annonce et finit de boire
dans un cubicule cacophonique
l'amour en fuite
j'intronise les éperons au rang de la peur
dimanche 20 juillet 2008
samedi 19 juillet 2008
IDLE FLOW...
De profondes émotions.
Tourner en rond sur un 25 cents, et oublier de rire au bon passage. On mérite la fesser, ou pire.
une ébullition sur le toit, je glisse, me rattrape avec justesse et devine le sol, tout en bas, noir, rocailleux et boueux, des visages de vampires assoiffés qui stimule un coeur au bord des larmes.
À quelques mètres, elle est là, elle attend de me cueillir dans ses bras alors que je tombe et tombe et tombe.
"I'm asking, you're giving
I'm running, you're waiting
So what if blood's spilled
Idle Flow
Idle Flow..."
De profondes émotions brutes.
Rivière de slime sur le long des rues de Côte-des-Neige, descente de lit en forme de dragon et une coccinelle se pose sur mon épaule. Pillow blanket for my balls en un éclat de rire infini.
La nuit tire à sa fin.
Le bruit tire à sa faim.
Le film d'eau sur une vitre s'agrandit et devient la visage de la pureté.
Une ombre se noie et revient à la charge pour stimuler l'angoisse.
Idle flow.
Écoulement à vide, de dire un poisson de Babel encore abasourdi de se faire taper sur la tête à coups de mateau.
Des énergies transmutées sourient, l'orgueil d'être s'efface devant une mauvaise blague.
Je m'endors et rêve de la pluie.
Tourner en rond sur un 25 cents, et oublier de rire au bon passage. On mérite la fesser, ou pire.
une ébullition sur le toit, je glisse, me rattrape avec justesse et devine le sol, tout en bas, noir, rocailleux et boueux, des visages de vampires assoiffés qui stimule un coeur au bord des larmes.
À quelques mètres, elle est là, elle attend de me cueillir dans ses bras alors que je tombe et tombe et tombe.
"I'm asking, you're giving
I'm running, you're waiting
So what if blood's spilled
Idle Flow
Idle Flow..."
De profondes émotions brutes.
Rivière de slime sur le long des rues de Côte-des-Neige, descente de lit en forme de dragon et une coccinelle se pose sur mon épaule. Pillow blanket for my balls en un éclat de rire infini.
La nuit tire à sa fin.
Le bruit tire à sa faim.
Le film d'eau sur une vitre s'agrandit et devient la visage de la pureté.
Une ombre se noie et revient à la charge pour stimuler l'angoisse.
Idle flow.
Écoulement à vide, de dire un poisson de Babel encore abasourdi de se faire taper sur la tête à coups de mateau.
Des énergies transmutées sourient, l'orgueil d'être s'efface devant une mauvaise blague.
Je m'endors et rêve de la pluie.
mercredi 25 juin 2008
DIURNE FOLICHONE SOUS UNE ROCHE
demandez au roi s'il peut se lever après le vin
il vous dira que le pain avait trop de levain
un jour
disons dans cinq cents ans
on se retournera vers un téléphone en disant
comment vivre dans une cité de fous
lorsque les avions volaient à telle altitude
alors qu'un requin peut boire la mer sur la
Lune
demain
hier
toujours apeuré en regardant la glace dans la salle de
bain
un romain se voit vieillir du coco
et deux et deux font dix-huit
c'est une perte de divination
les runes sont folles et la brevasse s'embrase dans les mains de
lutteurs sumos
Galilée s'épouvante du sort d'une planète
et je me fous de la hauteur d'un câble de 15 pieds
feux d'artifice
il va pleuvoir dehors
mais quand bien même les idées s'envolent
les choses poilues sont avec toi
si jamais une lumière devient déviante
reste coi
souvent
la pluie se manque à elle-même et mange l'ours obsolète
dans une assiette où on entend du disco
la viande pourrie
et je me marre en pissant sur René Lévesque
il vous dira que le pain avait trop de levain
un jour
disons dans cinq cents ans
on se retournera vers un téléphone en disant
comment vivre dans une cité de fous
lorsque les avions volaient à telle altitude
alors qu'un requin peut boire la mer sur la
Lune
demain
hier
toujours apeuré en regardant la glace dans la salle de
bain
un romain se voit vieillir du coco
et deux et deux font dix-huit
c'est une perte de divination
les runes sont folles et la brevasse s'embrase dans les mains de
lutteurs sumos
Galilée s'épouvante du sort d'une planète
et je me fous de la hauteur d'un câble de 15 pieds
feux d'artifice
il va pleuvoir dehors
mais quand bien même les idées s'envolent
les choses poilues sont avec toi
si jamais une lumière devient déviante
reste coi
souvent
la pluie se manque à elle-même et mange l'ours obsolète
dans une assiette où on entend du disco
la viande pourrie
et je me marre en pissant sur René Lévesque
samedi 7 juin 2008
NOUVEAU BLOG!!
Ça y est, mon nouveau blog est ouvert! Voici l'adresse si vous voulez aller le visiter, je vais aussi le mettre dans mes favoris (à travers quelques cheveux blancs...).
devenirlevent.blogspot.com
Vous aimez les traductions mal faites? Vous allez être servis! héhéhé!
devenirlevent.blogspot.com
Vous aimez les traductions mal faites? Vous allez être servis! héhéhé!
vendredi 30 mai 2008
PASSAGE DANS LE TEMPS...
Ce blog devient, à partir d'aujourd'hui, consacré exclusivement à ma poésie. Il n'y aura plus d'états d'âme passagers, plus d'anecdotes croquantes, plus de smoked meat dans les sandwichs. Non, je réserve tout ça pour un autre blog, pas encore créé, mais qui verra bientôt le jour et qui devrait s'appeler "*case à remplir...*". Bref, je n'ai pas encore de nom, mais je trouverai au moment opportun!
En fait, j'attends d'avoir plus facilement accès à internet avant de m'y mettre, donc, une fois en appartement, je vous mettrai le lien ici-même vers mon autre blog.
À tous ceux qui sont passés par ici et qui y passeront encore, merci, ce n'est pas fini!
En fait, j'attends d'avoir plus facilement accès à internet avant de m'y mettre, donc, une fois en appartement, je vous mettrai le lien ici-même vers mon autre blog.
À tous ceux qui sont passés par ici et qui y passeront encore, merci, ce n'est pas fini!
UNE TRONCHE DANS LE LIT DE SATAN
une tronche dans le lit de Satan
et la Mort a peur d'un ouvrage portant sur la
circoncision
toute une année à avaler de la bouette
des chinois s'amusent à être sympathiques
mais s'habillent en pompiers pour effrayer les
oiseaux
et moi
toujours sur mon toit
j'ai peur d'en descendre
de mettre un pied à terre
ne pas écraser la vie
ne pas glisser dans le bourbier
ne pas étirer plus qu'il ne le faut
le temps qui sépare un oeil vert de celui de
Calisto
les vampires s'en mordraient les doigts
jusqu'au sang
affublé d'une tarte en guise de chapeau
je me risque sur le bord
et finis par nettoyer la cale d'un navire marchand
rempli de rats télépathes
une journée normale dans la vie d'un
éboueur
9 mai 2008
et la Mort a peur d'un ouvrage portant sur la
circoncision
toute une année à avaler de la bouette
des chinois s'amusent à être sympathiques
mais s'habillent en pompiers pour effrayer les
oiseaux
et moi
toujours sur mon toit
j'ai peur d'en descendre
de mettre un pied à terre
ne pas écraser la vie
ne pas glisser dans le bourbier
ne pas étirer plus qu'il ne le faut
le temps qui sépare un oeil vert de celui de
Calisto
les vampires s'en mordraient les doigts
jusqu'au sang
affublé d'une tarte en guise de chapeau
je me risque sur le bord
et finis par nettoyer la cale d'un navire marchand
rempli de rats télépathes
une journée normale dans la vie d'un
éboueur
9 mai 2008
mardi 15 avril 2008
DES GENS BIZARRES...
Aujourd'hui, un client m'a demandé un livre sur la signification des mots. La première chose que j'ai pensée, et la plus évidente, c'est le dictionnaire. Chose étrange, le gars n'avait pas l'air sûr... J'ai comme l'impression qu'il n'a jamais tenu de dictionnaire dans ses mains de toute sa vie et c'est la raison pour laquelle il ne connaissait pas le mot. Un illettré qui, pourtant, savait se servir de son cellulaire...
On a toute une panoplie d'hétéroclites où je travaille, des questions étranges dites par des gens étranges, qui font des enfants étranges et qui font te demander s'ils ne se foutent pas de ta gueule. Ils viennent te voir, certains à 100% de ce qu'ils veulent, mais ils se gourent totalement. Ils se gourent, mais n'osent pas avouer leur ignorance, alors ils continuent à s'obstiner avec nous, qui savons exactement de quoi ils parlent.
Heureusement, on rencontre aussi des gens magnifiques, dont entre autre, hier, ce très populaire chansonnier québécois Philippe Berghella, celui dont on se foutait la gueule à Cégep en Spectacle, à Chicoutimi, avant qu'il ne sorte un album, parce qu'il était d'un ridicule aberrant. Mais ma rencontre ultime restera toujours l'idole de toute une génération, et plus, Lucien Francoeur, ce rockeur au coeur de poète qui arriva avec toute sa clique d'hommes mal dégottés, héros déchus et pouilleux sans vergogne.
Mais rien ne vaut la chaleur d'un sourire lorsque nous réussissons à trouver un livre particulièrement pointu, entendu parler à l'émission Mouk-Mouk Dans la Tempe, sur la chaîne de radio 156,4 AM, diffusée à 3h du matin. "C'est pas sorcier, monsieur, un autre client vient juste de m'en parler, il y a à peu près 15 minutes".
On a toute une panoplie d'hétéroclites où je travaille, des questions étranges dites par des gens étranges, qui font des enfants étranges et qui font te demander s'ils ne se foutent pas de ta gueule. Ils viennent te voir, certains à 100% de ce qu'ils veulent, mais ils se gourent totalement. Ils se gourent, mais n'osent pas avouer leur ignorance, alors ils continuent à s'obstiner avec nous, qui savons exactement de quoi ils parlent.
Heureusement, on rencontre aussi des gens magnifiques, dont entre autre, hier, ce très populaire chansonnier québécois Philippe Berghella, celui dont on se foutait la gueule à Cégep en Spectacle, à Chicoutimi, avant qu'il ne sorte un album, parce qu'il était d'un ridicule aberrant. Mais ma rencontre ultime restera toujours l'idole de toute une génération, et plus, Lucien Francoeur, ce rockeur au coeur de poète qui arriva avec toute sa clique d'hommes mal dégottés, héros déchus et pouilleux sans vergogne.
Mais rien ne vaut la chaleur d'un sourire lorsque nous réussissons à trouver un livre particulièrement pointu, entendu parler à l'émission Mouk-Mouk Dans la Tempe, sur la chaîne de radio 156,4 AM, diffusée à 3h du matin. "C'est pas sorcier, monsieur, un autre client vient juste de m'en parler, il y a à peu près 15 minutes".
vendredi 14 mars 2008
CUVÉE DES ÉCREVISSES
dormir et remplir un oreiller d'une tête et trois quarts
un oubli
et la suite n'a qu'à attendre son reste
sur une table pleine de pourriture séchée
des zombies s'amassent autour d'un géant
ils le dévorent morceau par morceau
un mollet par-ci
une côte par-là
et dans vingt-huit jours
la pluie cessera dans ma tête
toute racornie de se retrouver mendiante d'un
sourire
des filets de peau dans mes mains
laboratoire de l'Arche d'Alliance
où nous écrasons les foies de quinze enfants
dans un drain fait d'or pur
une bouche les recueille
grande ouverte
elle les recueille et les avale
pour en faire des étrangers face au vent des idées nouvelles
une pâtée pour chien dans les plateaux des plus grand restaurants
la cuvée 2008 du conteneur à ordure d'un McDonald's
nous voilà tous ici réunis
larves purulentes et flasques
un regard qui dit la mort
la poitrine se soulevant avec peine
pour célébrer la réincarnation
d'une fleur de l'esprit sur l'autel du silence
dans toute sa lumière
la vie reprend son cour
et nous bavons sur nos bottes sales
un oubli
et la suite n'a qu'à attendre son reste
sur une table pleine de pourriture séchée
des zombies s'amassent autour d'un géant
ils le dévorent morceau par morceau
un mollet par-ci
une côte par-là
et dans vingt-huit jours
la pluie cessera dans ma tête
toute racornie de se retrouver mendiante d'un
sourire
des filets de peau dans mes mains
laboratoire de l'Arche d'Alliance
où nous écrasons les foies de quinze enfants
dans un drain fait d'or pur
une bouche les recueille
grande ouverte
elle les recueille et les avale
pour en faire des étrangers face au vent des idées nouvelles
une pâtée pour chien dans les plateaux des plus grand restaurants
la cuvée 2008 du conteneur à ordure d'un McDonald's
nous voilà tous ici réunis
larves purulentes et flasques
un regard qui dit la mort
la poitrine se soulevant avec peine
pour célébrer la réincarnation
d'une fleur de l'esprit sur l'autel du silence
dans toute sa lumière
la vie reprend son cour
et nous bavons sur nos bottes sales
vendredi 8 février 2008
DANS LA TOURBIÈRE...
Un géant se nourrit de grenouilles, des milliers par jour. Combien de géants peuvent manger les grenouilles?
l'ouragan recommence
on n'a plus le temps de boucher les trous
plus le temps de se couvrir
plus le temps de trouver l'enfant perdu dans les bois
plus le temps de crier pour dire qu'on est là
en train d'agoniser sur une pelouse longue et jaune
le vent se lève
des branches se cassent
des toits se soulèvent
et je m'accroche à l'herbe folle
brassée en tous sens
le ciel n'en fait qu'à sa tête
et me mitraille de ses balles humides
la douleur s'accentue
le tourbillon m'emporte avec lui
au sommet d'une église orpheline qui tient le coup
je suis son premier visiteur forcé depuis
quarante ans
Plaqué sur le toit, je me mets à réfléchir sur différents aspects de ma vie, comme si les prochaines minutes allaient être les dernières. Comment en suis-je arrivé là? Pas sur ce toit insignifiant, ça, c'est le vent qui m'y a conduit.
depuis des siècles
j'erre de vie en vie
à la recherche de la réponse à une question
disparue
l'inconnue qui croise mon chemin
en a le coeur à l'envers
mon être en entier est cet ouragan de folie
qui anime la nature
tente de l'arracher à la terre nourricière
de l'envoyer dans les quatre coins du mondes
où
seule
elle ne comprendra plus le temps
ne reconnaîtra plus l'espace
ne sera plus nature au coeur de l'anti-nature
je me penche au-dessus de ce lit
où repose un ange qui dors paisiblement
il ne faut pas le réveiller
on ne peut pas le réveiller
je reste là
et je pleure
l'ouragan recommence
on n'a plus le temps de boucher les trous
plus le temps de se couvrir
plus le temps de trouver l'enfant perdu dans les bois
plus le temps de crier pour dire qu'on est là
en train d'agoniser sur une pelouse longue et jaune
le vent se lève
des branches se cassent
des toits se soulèvent
et je m'accroche à l'herbe folle
brassée en tous sens
le ciel n'en fait qu'à sa tête
et me mitraille de ses balles humides
la douleur s'accentue
le tourbillon m'emporte avec lui
au sommet d'une église orpheline qui tient le coup
je suis son premier visiteur forcé depuis
quarante ans
Plaqué sur le toit, je me mets à réfléchir sur différents aspects de ma vie, comme si les prochaines minutes allaient être les dernières. Comment en suis-je arrivé là? Pas sur ce toit insignifiant, ça, c'est le vent qui m'y a conduit.
depuis des siècles
j'erre de vie en vie
à la recherche de la réponse à une question
disparue
l'inconnue qui croise mon chemin
en a le coeur à l'envers
mon être en entier est cet ouragan de folie
qui anime la nature
tente de l'arracher à la terre nourricière
de l'envoyer dans les quatre coins du mondes
où
seule
elle ne comprendra plus le temps
ne reconnaîtra plus l'espace
ne sera plus nature au coeur de l'anti-nature
je me penche au-dessus de ce lit
où repose un ange qui dors paisiblement
il ne faut pas le réveiller
on ne peut pas le réveiller
je reste là
et je pleure
dimanche 27 janvier 2008
S'ASSURER QUE LES LUMIÈRES RESTENT ALLUMÉE...
Pourquoi? Parce que quand il fait noir, on ne voit rien, tout simplement. Et en ce moment, toutes les lumières de ma maison se mettent à brûler une après l'autre, me faisant courir dans le noir pour les changer. Je me heurte partout sur des meubles qui n'étaient pas là, je me frappe la tête sur un plafond trop bas et je me retrouve avec du papier sablé dans la bouche. Trouvez l'erreur.
Une maison noire, de nouveaux meubles, un plafond pour nains et la bouche qui brûle. Je ne suis plus chez moi. Je suis chez Moi, l'antre d'un démon intérieur qui n'a rien de mieux à faire que de m'enfermer dans son placard et se jouer de mon cerveau. l'ennui avec tout ça, c'est que plus je reste là, plus je me mets à apprécier l'ambiance du lieu, une atmosphère cacophonique où la pensée ne sert à rien et où jouer aux échecs nécessite une paire de gants verts.
humant le tout avec satisfaction
j'incise dans une peau marbrée
la clique des gens paresseux du bord de mer
une huitième nuit à ne pas dormir dehors
et toujours
bavant sur un chiot mal habile
ce vieux demande une injection de tartre
dans les clavicules
il dit qu'il pourra ainsi faire engraisser ses
testicules
grande maison
petites fenêtres
une piscine pour la visite
trois morts dans le cabanon
et merci pour les fleurs
Une maison noire, de nouveaux meubles, un plafond pour nains et la bouche qui brûle. Je ne suis plus chez moi. Je suis chez Moi, l'antre d'un démon intérieur qui n'a rien de mieux à faire que de m'enfermer dans son placard et se jouer de mon cerveau. l'ennui avec tout ça, c'est que plus je reste là, plus je me mets à apprécier l'ambiance du lieu, une atmosphère cacophonique où la pensée ne sert à rien et où jouer aux échecs nécessite une paire de gants verts.
humant le tout avec satisfaction
j'incise dans une peau marbrée
la clique des gens paresseux du bord de mer
une huitième nuit à ne pas dormir dehors
et toujours
bavant sur un chiot mal habile
ce vieux demande une injection de tartre
dans les clavicules
il dit qu'il pourra ainsi faire engraisser ses
testicules
grande maison
petites fenêtres
une piscine pour la visite
trois morts dans le cabanon
et merci pour les fleurs
samedi 19 janvier 2008
LA RECETTE SECRÈTE DES BEIGNES AUX DENTS
On en parle encore aujourd'hui, on en parlait il y a 3000 ans, qu'est-il advenu de la mythique recette des beignes aux dents?? En bon anthropologue que je suis, j'ai commencé mon enquête dans les poubelles de tous les restaurants à beignes du monde, ne serait-ce que pour vérifier s'il ne restait pas de microscopiques résidus de ces beignes, et aussi parce qu'ils jettent leurs beignes après une journée et que j'avais un petit creux.
Cette recherche fut infructueuse, si on exclut mon récent diabète, et j'ai décidé d'aller faire un tour dans la pièce secrète du dernier sous-sol de la bibliothèque d'Alexandrie, sachant que plusieurs mystères devaient encore s'y cacher. Là, encore, je devais être déçu par le manque de savoir culinaire qui s'y cachait...
Fatigué de ces exténuants voyages, j'en vins à la conclusion que cette recette était perdue à tout jamais, jusqu'au soir où j'eus l'Illumination. Je devins comme un zombie qu'on ramasse sur le bord du chemin, inconscient mais actif de ces mains de géant. Furtif comme un éléphant ayant pénétré dans une boutique de bijoux, je m'infiltrai dans un foyer de vieux et volai tous les dentiers de ces malheureux vieillards qui étaient trop bourrés de pilules pour m'apercevoir. Si cette recette n'existait plus, il suffisait de la recréer, et c'est ce que je fit. Voici donc la liste des ingrédients qu'il faut pour mener à bien ce mets de choix:
Pour une quantité de 12 beignes:
- 4 dentiers (de préférence avec encore des morceaux de nourriture dedans)
- 4 tasses de farine de dinde (réduire des os en poudre à l'aide d'une râpe à fromage)
- 5 oeufs de calmars géants (bien meilleur pour la santé que les oeufs de poules)
- 2 c. à table de graisse de porc
- 1 tasse de lait directement pris des mamelles d'une guenon vierge
- 1 tasse de sucre
- 1/2 tasse de sel hawaïen
- 1 c. athée de bicarbonate de soude (pour les belles bubulles dans les beignes)
- 1 ongle provenant d'un mutant de l'espace (pour un goût des plus raffiné. Très rare ingrédient, allez sur le site de la Nasa pour vous en commander)
- 2 c. athées de poudre de tartre (disponible dans toutes bonnes bouches)
- 1 saucisse (ingrédient classique de toute bonne recette digne de ce nom)
- 2 litres de jus de prunes (à prévoir pour les dégustations torrides et la constipation)
ÉTAPES:
1. Arracher toutes les dents des dentiers et les mettre dans un bol. S'assurer qu'elles sont entières.
2. Battre oeufs, sucre et graisse de porc avec un fouet barbelé jusqu'à une texture brun-vert.
3. Ajouter les ingrédients secs (attendre à la fin pour la saucisse).
4. Réfrigérer environ 1 heure, pétrir sur une planche de surf, ajouter la saucisse, enfariner et découper de la grosseur que vous voulez avec une scie à chaîne bien huilée.
5. Faire cuire dans un bain-marie afin de dénaturer le tout et servir sur une feuille de papier sablé, histoire de se faire "gricher" les dents!
Bon appétit!
Cette recherche fut infructueuse, si on exclut mon récent diabète, et j'ai décidé d'aller faire un tour dans la pièce secrète du dernier sous-sol de la bibliothèque d'Alexandrie, sachant que plusieurs mystères devaient encore s'y cacher. Là, encore, je devais être déçu par le manque de savoir culinaire qui s'y cachait...
Fatigué de ces exténuants voyages, j'en vins à la conclusion que cette recette était perdue à tout jamais, jusqu'au soir où j'eus l'Illumination. Je devins comme un zombie qu'on ramasse sur le bord du chemin, inconscient mais actif de ces mains de géant. Furtif comme un éléphant ayant pénétré dans une boutique de bijoux, je m'infiltrai dans un foyer de vieux et volai tous les dentiers de ces malheureux vieillards qui étaient trop bourrés de pilules pour m'apercevoir. Si cette recette n'existait plus, il suffisait de la recréer, et c'est ce que je fit. Voici donc la liste des ingrédients qu'il faut pour mener à bien ce mets de choix:
Pour une quantité de 12 beignes:
- 4 dentiers (de préférence avec encore des morceaux de nourriture dedans)
- 4 tasses de farine de dinde (réduire des os en poudre à l'aide d'une râpe à fromage)
- 5 oeufs de calmars géants (bien meilleur pour la santé que les oeufs de poules)
- 2 c. à table de graisse de porc
- 1 tasse de lait directement pris des mamelles d'une guenon vierge
- 1 tasse de sucre
- 1/2 tasse de sel hawaïen
- 1 c. athée de bicarbonate de soude (pour les belles bubulles dans les beignes)
- 1 ongle provenant d'un mutant de l'espace (pour un goût des plus raffiné. Très rare ingrédient, allez sur le site de la Nasa pour vous en commander)
- 2 c. athées de poudre de tartre (disponible dans toutes bonnes bouches)
- 1 saucisse (ingrédient classique de toute bonne recette digne de ce nom)
- 2 litres de jus de prunes (à prévoir pour les dégustations torrides et la constipation)
ÉTAPES:
1. Arracher toutes les dents des dentiers et les mettre dans un bol. S'assurer qu'elles sont entières.
2. Battre oeufs, sucre et graisse de porc avec un fouet barbelé jusqu'à une texture brun-vert.
3. Ajouter les ingrédients secs (attendre à la fin pour la saucisse).
4. Réfrigérer environ 1 heure, pétrir sur une planche de surf, ajouter la saucisse, enfariner et découper de la grosseur que vous voulez avec une scie à chaîne bien huilée.
5. Faire cuire dans un bain-marie afin de dénaturer le tout et servir sur une feuille de papier sablé, histoire de se faire "gricher" les dents!
Bon appétit!
jeudi 3 janvier 2008
DÉMON DE LA PAGAILLE SUR UN QUAI DE PLASTIQUE
des avions s'accentuent sur des nuages de mort
pendant que huit arabes s'enferment dans une tente
pour une nuit paisible en compagnie de
huit livres de cuisine
au son de la mer frappant le rivage
ils s'endorment et rêvent de pâtés au beurre
et de tartes aux olives noires
de gâteaux forêt d'automne
et de messages cryptés sous un oreiller douillet
des lances de fer au sommet d'une tête d'Allemand
trident apatride dans le coeur d'une mère veuve
venue des tréfonds de la terre
emmenant des souvenirs dans ses souliers
salis par le sang de mille plongeurs
fatigué de courir dans la même direction
trois voleurs habillés de vert décident de s'arrêter
inertes sur le sol rocailleux
ils ne savent plus quel côté prendre
et s'enterrent vivants sur place
tout près d'un marteau en forme de pic à glace
vitesse constante
formes invisibles passant autour
la joie d'un jeune oeil au rictus de plomb
s'entend dire non à l'impérative voix
venue d'en bas
il demeure debout
regardant le vide de ses murs
à ses pieds reposent les cadavres de mille civilisations
et un quai de plastique fabriqué par Fisher Price
3 janvier 2008
pendant que huit arabes s'enferment dans une tente
pour une nuit paisible en compagnie de
huit livres de cuisine
au son de la mer frappant le rivage
ils s'endorment et rêvent de pâtés au beurre
et de tartes aux olives noires
de gâteaux forêt d'automne
et de messages cryptés sous un oreiller douillet
des lances de fer au sommet d'une tête d'Allemand
trident apatride dans le coeur d'une mère veuve
venue des tréfonds de la terre
emmenant des souvenirs dans ses souliers
salis par le sang de mille plongeurs
fatigué de courir dans la même direction
trois voleurs habillés de vert décident de s'arrêter
inertes sur le sol rocailleux
ils ne savent plus quel côté prendre
et s'enterrent vivants sur place
tout près d'un marteau en forme de pic à glace
vitesse constante
formes invisibles passant autour
la joie d'un jeune oeil au rictus de plomb
s'entend dire non à l'impérative voix
venue d'en bas
il demeure debout
regardant le vide de ses murs
à ses pieds reposent les cadavres de mille civilisations
et un quai de plastique fabriqué par Fisher Price
3 janvier 2008
mercredi 19 décembre 2007
LE SOMMEIL DU VIGILANT
les protecteurs du cœur se tiennent à gauche
palabrant seuls d’un langage inarticulé
laissant le vent balayer leurs pensées
stimulant à bétail
on finit par manger l’herbe des fous
et vomir une rage millénaire
trop dans un crâne ouvert
trop d’eau dans un regard
trop de peur laissée à elle-même
trop de maladies dans le cœur des Anges
jamais assez de balancer ses pieds
sur le bord d’un puits ouvert sur
un œil
vide
fermé
le feu éteint dans le soir
un frisson absout le vent
bien des têtes sont tombées
seules les pieds continuent à danser
leur valse étourdie dans les oubliettes
de la tour en ruine
le sommeil rattrape le vigilant
il garde inutilement une entrée
endeuillée de sa porte
la sauvagerie du vent l’incapacite
à remarquer les ondes du temps
aux frontières d’une mer sans nom
le Passeur passe
les Protecteurs s’en vont aussi
avec dans la tête trop de rêves
remplis d’une eau stagnante
dans un millier d’années
souvenez-vous qu’il existait une mélodie
permettant au mal de rompre le pain
avec ses meilleurs amis
l’Oubli
et la Mémoire
13 décembre 2007
palabrant seuls d’un langage inarticulé
laissant le vent balayer leurs pensées
stimulant à bétail
on finit par manger l’herbe des fous
et vomir une rage millénaire
trop dans un crâne ouvert
trop d’eau dans un regard
trop de peur laissée à elle-même
trop de maladies dans le cœur des Anges
jamais assez de balancer ses pieds
sur le bord d’un puits ouvert sur
un œil
vide
fermé
le feu éteint dans le soir
un frisson absout le vent
bien des têtes sont tombées
seules les pieds continuent à danser
leur valse étourdie dans les oubliettes
de la tour en ruine
le sommeil rattrape le vigilant
il garde inutilement une entrée
endeuillée de sa porte
la sauvagerie du vent l’incapacite
à remarquer les ondes du temps
aux frontières d’une mer sans nom
le Passeur passe
les Protecteurs s’en vont aussi
avec dans la tête trop de rêves
remplis d’une eau stagnante
dans un millier d’années
souvenez-vous qu’il existait une mélodie
permettant au mal de rompre le pain
avec ses meilleurs amis
l’Oubli
et la Mémoire
13 décembre 2007
jeudi 13 décembre 2007
...SUR L'AMOUR? PLUS MAINTENANT.
WIKIPEDIA:
"L’amour est un sentiment envers un être semblable ou non à soi. Il est le manifeste d'une force instinctive animale qui consiste à s'attacher à un ou plusieurs individus : pour l'Homme, de manière morale ou désireuse. Il peut être contrôlé par la morale Humaine et devenir une sorte de passion où le désir sexuel n'intervient pas. On peut alors appeler cela une relation amoureuse. Ou alors l'amour n'est pas du tout contrôlé et l'Homme obéit à son instinct primaire qui est la reproduction : l'amour devient alors une envie impulsive où l'Humain ne cherchera pas à se défaire.
L'amour peut être, selon la personne : faible, fort, obsessif ou douloureux. Selon ces critères, il peut être plus ou moins contrôlé par la morale Humaine."
Une connaissance à moi appelle ça de la dépendance affective.
Moi? Je ne sais plus. Comment faire pour aimer quelqu'un quand personne sur terre n'a la même définition de ce mot? Le langage est une création humaine tellement arbitraire, tellement instable. J'ai toujours "aimé" jouer avec ce langage qui implique tout en un seul mot. Mais là, je suis quelque peu perdu.
C'est du pareil au même. Quelle est la limite qui nous permet de dire qu'une personne est dépendante affective par rapport à quelqu'un d'autre au lieu de dire que la première personne aime l'autre? Qu'y a-t-il de mal à vouloir se lever tous les matins à côté d'une personne qu'on apprécie énormément et avec qui on veut se lever prêt d'elle tous les matins? Comment appelle-t-on le fait que l'autre nous manque juste parce qu'on aime sa compagnie, son sourire, sa voix, qu'on aimerait faire plus avec cette personne, la permettre de nous accompagner dans cette vie tellement courte et en même temps tellement longue?
Est-ce de la dépendance affective? J'en doute. À moins que les deux (amour et DA) veuillent dire exactement la même chose, ce à quoi je réfléchis depuis un certain moment. J'ai l'impression que les personnes qui utilise le terme "dépendance affective" sont ceux qui ont peur du mot "amour".
Et j'ai aussi l'impression de me répéter..... Il me semble avoir déjà écrit quelque chose de semblable, est-ce possible? C'est que le sujet me tient à coeur, vous voyez. Je ne pourrai pas Être sans avoir de réponse à cette question: Quel est la question? Je ne sais pas. Il n'y a aucune réponse fiable pour aucune question. Je m'en rends de plus en plus compte. Ou est-ce la fièvre qui me fait délirer?
Le fait que j'écrive ici sur ce blog est en fait une poussée que je me donne vers le monde extérieur. Un coup de pied pour montrer au monde (et me montrer à moi-même, par la même occasion) que dans la différence de chacun, la matière brute reste toujours la même. Le cerveau reste un cerveau, mais en fait, est-ce réellement le cas?
Tout dépend de la façon qu'on utilise le matériel. Au lieu de sauter dans des bars pour me saoûler la gueule, détruire quelques autres gueules parce que je suis bourré et baiser tout ce qui bouge, j'utilise ce temps pour écrire ou tout simplement rester là, semblant ne pas bouger, perdu dans des pensées que je ne comprends pas souvent. Un immobile est ce que je pourrais m'appeler.
Mais penser trop n'est pas toujours bon pour le cardio...
Et on finit toujours par s'y perdre, à la longue...
"L’amour est un sentiment envers un être semblable ou non à soi. Il est le manifeste d'une force instinctive animale qui consiste à s'attacher à un ou plusieurs individus : pour l'Homme, de manière morale ou désireuse. Il peut être contrôlé par la morale Humaine et devenir une sorte de passion où le désir sexuel n'intervient pas. On peut alors appeler cela une relation amoureuse. Ou alors l'amour n'est pas du tout contrôlé et l'Homme obéit à son instinct primaire qui est la reproduction : l'amour devient alors une envie impulsive où l'Humain ne cherchera pas à se défaire.
L'amour peut être, selon la personne : faible, fort, obsessif ou douloureux. Selon ces critères, il peut être plus ou moins contrôlé par la morale Humaine."
Une connaissance à moi appelle ça de la dépendance affective.
Moi? Je ne sais plus. Comment faire pour aimer quelqu'un quand personne sur terre n'a la même définition de ce mot? Le langage est une création humaine tellement arbitraire, tellement instable. J'ai toujours "aimé" jouer avec ce langage qui implique tout en un seul mot. Mais là, je suis quelque peu perdu.
C'est du pareil au même. Quelle est la limite qui nous permet de dire qu'une personne est dépendante affective par rapport à quelqu'un d'autre au lieu de dire que la première personne aime l'autre? Qu'y a-t-il de mal à vouloir se lever tous les matins à côté d'une personne qu'on apprécie énormément et avec qui on veut se lever prêt d'elle tous les matins? Comment appelle-t-on le fait que l'autre nous manque juste parce qu'on aime sa compagnie, son sourire, sa voix, qu'on aimerait faire plus avec cette personne, la permettre de nous accompagner dans cette vie tellement courte et en même temps tellement longue?
Est-ce de la dépendance affective? J'en doute. À moins que les deux (amour et DA) veuillent dire exactement la même chose, ce à quoi je réfléchis depuis un certain moment. J'ai l'impression que les personnes qui utilise le terme "dépendance affective" sont ceux qui ont peur du mot "amour".
Et j'ai aussi l'impression de me répéter..... Il me semble avoir déjà écrit quelque chose de semblable, est-ce possible? C'est que le sujet me tient à coeur, vous voyez. Je ne pourrai pas Être sans avoir de réponse à cette question: Quel est la question? Je ne sais pas. Il n'y a aucune réponse fiable pour aucune question. Je m'en rends de plus en plus compte. Ou est-ce la fièvre qui me fait délirer?
Le fait que j'écrive ici sur ce blog est en fait une poussée que je me donne vers le monde extérieur. Un coup de pied pour montrer au monde (et me montrer à moi-même, par la même occasion) que dans la différence de chacun, la matière brute reste toujours la même. Le cerveau reste un cerveau, mais en fait, est-ce réellement le cas?
Tout dépend de la façon qu'on utilise le matériel. Au lieu de sauter dans des bars pour me saoûler la gueule, détruire quelques autres gueules parce que je suis bourré et baiser tout ce qui bouge, j'utilise ce temps pour écrire ou tout simplement rester là, semblant ne pas bouger, perdu dans des pensées que je ne comprends pas souvent. Un immobile est ce que je pourrais m'appeler.
Mais penser trop n'est pas toujours bon pour le cardio...
Et on finit toujours par s'y perdre, à la longue...
vendredi 7 décembre 2007
LE VIEIL HOMME ET LA MOUFETTE (DEUXIÈME PARTIE)
C’est ainsi qu’une femme devint chauve à l’âge de 28 ans et qu’à l’hôpital régional de Papouasie-Nouvelle-Guinée, sur un aplomb de roches volcaniques en fusion, notre ambulance ambulante arriva à bon port avec un porc saignant dans l’arrière-boutique. Des mineurs finissant leur quart de travail virent la roulotte rouillée et firent mine de partir dans l’autre direction, de peur de se voir contaminés par un quelconque mutant. Il leur restait tout de même 15 ans à vivre avant de se voir déboulé dans la fange des boursouffleurs.
Les avions n’ont qu’à bien se tenir, chers lecteurs, mais dans cette ambulance en furie, un homme frôlant la mort ressortit de ce tombeau sur roues totalement indemne. En effet, le chauffeur s’était étouffé avec un morceau de pomme en se rendant à l’hôpital et son coéquipier lui sauva la vie à la dernière minute, grâce à une technique ancestrale qui consistait à aspirer le méchant en suçant l’air des poumons de l’autre, ce qui lui fit une petite collation d’une bouchée de pomme déjà presque mâchée.
Pour ce qui est de notre Eudolphe, ses saignements n’ont cessés que trois jours plus tard, lorsqu’il se fut vidé de tous les litres d’hémoglobine qu’il contenait. La transfusion fut inutile, le remplir d’eau ne fit qu’aggraver son cas et je pense, avec toute modestie, que la médecine n’y pouvait rien. Seul le temps pouvait réparer Portiscebo, car il était toujours bien en vie, les bruits de son arrière-train nous le confirmèrent à maintes reprises.
Au-delà des plaines séparant le pays en quatre, une petite chose poilue, noire et blanche s’alluma une Meloche avec la décontraction de Clint Eastwood dans Autant en Emporte le Vent (intestinal). Cette petite moufette, dont on ne connaîtra le nom qu’à notre mort, avait un plan concernant ce pauvre fou d’Eudolphe Portiscebo. Un être avec une telle inconscience, un tel désir de provoquer le chaos dans son sillage ne pouvait qu’être un taré, et la moufette adorait les tarés. Non pas qu’elle se soit prise d’affection pour un barjot incapable de s’arrêter sur le côté de la route quand il freine, mais dans ses yeux, des yeux de la même couleur que feu la décapotable capotée, ses yeux en disaient long sur son futur. Percer d’un pic ces yeux de merde ductile et répandre l’odeur nauséabonde de bonne humeur aqueuse, cela n’était pas plus dans ses intentions.
La vérité, c’est qu’il s’était fait un ami, un ami qu’il voudra sauver de la mort et finir ses jours avec, si cela pouvait être possible, car il avait besoin de lui pour la tâche qu’il avait à faire. Et ce, avant le cinquantième anniversaire du futur boursouffleur…
J’ai comme l’impression que vous avez décidez de ne plus suivre? Que se passe-t-il? Aurais-je oublié quelque chose? Serait-ce la puanteur qui vous entoure qui vous empêche de ne pas lire ces lignes démentes? N’en déplaise au bleuet, la tomate Sagamie est bel et bien un produit de chez nous, vous savez? Ils l’ont dit dans la publicité.
Le foutoir va sous peu commencer. L’homme qui n’avait qu’une femme et une décapotable dans la vie verra bientôt son sang comme il ne l’a jamais vu, bien rouge, bien juteux et bien absent, jusqu’au moment ou il ouvrit les yeux et s’aperçu qu’il avait une érection de tous les diables. Ça n’a rien à voir, mais après tout ce qu’il lui est arrivé, il est normal que son inconscient lui fasse profiter de quelques rêves érotiques, non?
Bref, réveillé pour de bon dans sa chambre… d’hôpital…? En regardant autour de lui, une jungle de fils et de gros câbles l’entourait, et tous étaient branchés sur lui, plantés dans ses pieds, ses jambes, ses bras, son torse, sa tête, il en avait même un dans l’anus, d’où la possible érection. Quel branleur de docteur a bien pu monter une toile aussi atroce? Que de questions se posèrent dans ce crâne embourbé de vagues souvenirs d’un accident qui lui paraissait tellement lointain. Et d’une moufette…? Nah, impossible… Pourtant…
Il avait besoin d’une cigarette. Tout de suite. Il voulu parler mais aucun son ne sortit de sa bouche, hormis un pauvre « Jgaeuurgh prrraââârrr gnnniiiih » peu convaincant. Nul être doué un tant soit peu d’intelligence n’aurait pu mieux comprendre la situation de Porticebo que la créature peu bavarde qui l’observait, dans le fond de sa cuvette d’urine. En effet, pendant près de quatre heures, les médecins ont oublié la présence de cette chose, que je ne peux pas vraiment qualifier, mais plutôt quantifier comme étant des millions; cette chose qui ne bouge presque pas et qui est incapable d’émettre un seul son. Des yeux par milliards, et dans leur esprit commun, ils chantent d’une seule voix. La voix d’un condamné aux oubliettes, la voix d’un échevelé incontinent se compissant sans cesse, une voix qui semble nous dire : « Bordel! Ramassez-moi de là-dedans, ça empeste la merde! »
Lui, Eudolphe, trop épris d’un goût de tabac rance de chez Meloche, il ne voit rien… Peut-être est-ce aussi en raison du bandeau qu’il à sur les yeux, mais il ne faut pas lui donner raison sur tout. Je veux bien croire que c’est le héros de notre histoire, mais combien de héros sont morts au court de l’histoire?
Tous.
…à suivre…
Les avions n’ont qu’à bien se tenir, chers lecteurs, mais dans cette ambulance en furie, un homme frôlant la mort ressortit de ce tombeau sur roues totalement indemne. En effet, le chauffeur s’était étouffé avec un morceau de pomme en se rendant à l’hôpital et son coéquipier lui sauva la vie à la dernière minute, grâce à une technique ancestrale qui consistait à aspirer le méchant en suçant l’air des poumons de l’autre, ce qui lui fit une petite collation d’une bouchée de pomme déjà presque mâchée.
Pour ce qui est de notre Eudolphe, ses saignements n’ont cessés que trois jours plus tard, lorsqu’il se fut vidé de tous les litres d’hémoglobine qu’il contenait. La transfusion fut inutile, le remplir d’eau ne fit qu’aggraver son cas et je pense, avec toute modestie, que la médecine n’y pouvait rien. Seul le temps pouvait réparer Portiscebo, car il était toujours bien en vie, les bruits de son arrière-train nous le confirmèrent à maintes reprises.
Au-delà des plaines séparant le pays en quatre, une petite chose poilue, noire et blanche s’alluma une Meloche avec la décontraction de Clint Eastwood dans Autant en Emporte le Vent (intestinal). Cette petite moufette, dont on ne connaîtra le nom qu’à notre mort, avait un plan concernant ce pauvre fou d’Eudolphe Portiscebo. Un être avec une telle inconscience, un tel désir de provoquer le chaos dans son sillage ne pouvait qu’être un taré, et la moufette adorait les tarés. Non pas qu’elle se soit prise d’affection pour un barjot incapable de s’arrêter sur le côté de la route quand il freine, mais dans ses yeux, des yeux de la même couleur que feu la décapotable capotée, ses yeux en disaient long sur son futur. Percer d’un pic ces yeux de merde ductile et répandre l’odeur nauséabonde de bonne humeur aqueuse, cela n’était pas plus dans ses intentions.
La vérité, c’est qu’il s’était fait un ami, un ami qu’il voudra sauver de la mort et finir ses jours avec, si cela pouvait être possible, car il avait besoin de lui pour la tâche qu’il avait à faire. Et ce, avant le cinquantième anniversaire du futur boursouffleur…
J’ai comme l’impression que vous avez décidez de ne plus suivre? Que se passe-t-il? Aurais-je oublié quelque chose? Serait-ce la puanteur qui vous entoure qui vous empêche de ne pas lire ces lignes démentes? N’en déplaise au bleuet, la tomate Sagamie est bel et bien un produit de chez nous, vous savez? Ils l’ont dit dans la publicité.
Le foutoir va sous peu commencer. L’homme qui n’avait qu’une femme et une décapotable dans la vie verra bientôt son sang comme il ne l’a jamais vu, bien rouge, bien juteux et bien absent, jusqu’au moment ou il ouvrit les yeux et s’aperçu qu’il avait une érection de tous les diables. Ça n’a rien à voir, mais après tout ce qu’il lui est arrivé, il est normal que son inconscient lui fasse profiter de quelques rêves érotiques, non?
Bref, réveillé pour de bon dans sa chambre… d’hôpital…? En regardant autour de lui, une jungle de fils et de gros câbles l’entourait, et tous étaient branchés sur lui, plantés dans ses pieds, ses jambes, ses bras, son torse, sa tête, il en avait même un dans l’anus, d’où la possible érection. Quel branleur de docteur a bien pu monter une toile aussi atroce? Que de questions se posèrent dans ce crâne embourbé de vagues souvenirs d’un accident qui lui paraissait tellement lointain. Et d’une moufette…? Nah, impossible… Pourtant…
Il avait besoin d’une cigarette. Tout de suite. Il voulu parler mais aucun son ne sortit de sa bouche, hormis un pauvre « Jgaeuurgh prrraââârrr gnnniiiih » peu convaincant. Nul être doué un tant soit peu d’intelligence n’aurait pu mieux comprendre la situation de Porticebo que la créature peu bavarde qui l’observait, dans le fond de sa cuvette d’urine. En effet, pendant près de quatre heures, les médecins ont oublié la présence de cette chose, que je ne peux pas vraiment qualifier, mais plutôt quantifier comme étant des millions; cette chose qui ne bouge presque pas et qui est incapable d’émettre un seul son. Des yeux par milliards, et dans leur esprit commun, ils chantent d’une seule voix. La voix d’un condamné aux oubliettes, la voix d’un échevelé incontinent se compissant sans cesse, une voix qui semble nous dire : « Bordel! Ramassez-moi de là-dedans, ça empeste la merde! »
Lui, Eudolphe, trop épris d’un goût de tabac rance de chez Meloche, il ne voit rien… Peut-être est-ce aussi en raison du bandeau qu’il à sur les yeux, mais il ne faut pas lui donner raison sur tout. Je veux bien croire que c’est le héros de notre histoire, mais combien de héros sont morts au court de l’histoire?
Tous.
…à suivre…
jeudi 6 décembre 2007
LE SECRET...
Je viens de voir un petit vidéo, 20 minutes du film The Secret. Je n'ai jamais rien vu d'aussi insignifiant. Je n'en ai écouter que 5 minutes (de trop) et je sais déjà que c'est le plus gros traquenard de tous les temps.
Supposément basé sur la loi de l'attraction (tout viendra vers vous aussi longtemps que vous y pensez sérieusement), je vois clairement que ce soit disant Secret est surtout basé sur la loi du capitalisme... Dans les 5 premières minutes du vidéo, les mots les plus souvent employés sont succès, argent, 2% de la population mondiale la plus riche, popularité, bref, tout ce qui caractérise la société d'aujourd'hui dans sa forme la plus totalitaire. Ce 2% de population, supposément heureux, ils connaissent le fameux Secret. C'est aussi ce 2% de la population qui possède les compagnies les plus polluantes de la planète et qui font en sorte que 80% de la planète crève de faim dans les pays sous-développés.
Le nouveau fléau à enrayer, mais je comprends pourquoi ce livre fut dans les palmarès d'Archambault pendant tous ces mois. C'est la suite logique au Code Da Vinci, un autre roman que la population croit être vrai.
On peut toujours compter sur la crédulité des gens, grand merci, sai...
Plus rien à dire sur la question. De toute façon, en dire plus ne servirait à rien.
Supposément basé sur la loi de l'attraction (tout viendra vers vous aussi longtemps que vous y pensez sérieusement), je vois clairement que ce soit disant Secret est surtout basé sur la loi du capitalisme... Dans les 5 premières minutes du vidéo, les mots les plus souvent employés sont succès, argent, 2% de la population mondiale la plus riche, popularité, bref, tout ce qui caractérise la société d'aujourd'hui dans sa forme la plus totalitaire. Ce 2% de population, supposément heureux, ils connaissent le fameux Secret. C'est aussi ce 2% de la population qui possède les compagnies les plus polluantes de la planète et qui font en sorte que 80% de la planète crève de faim dans les pays sous-développés.
Le nouveau fléau à enrayer, mais je comprends pourquoi ce livre fut dans les palmarès d'Archambault pendant tous ces mois. C'est la suite logique au Code Da Vinci, un autre roman que la population croit être vrai.
On peut toujours compter sur la crédulité des gens, grand merci, sai...
Plus rien à dire sur la question. De toute façon, en dire plus ne servirait à rien.
lundi 26 novembre 2007
THE PASSION OF LOVERS
Les outils pour parvenir à la fin de ce long voyage ne sont pas faciles à trouver. Des indices par-ci, par-là traînent, mais on ne peut rien savoir sur ceux-ci sans au préalable les avoir mis ensemble, pour qu'ils forment ainsi une construction, une entité qu'on a encore de la difficulté à reconnaître... De quel voyage je parle? Je ne sais pas. Le mien, ça c'est sûr, mais je ne sais pas quel genre de voyage.
Je me suis mis à marcher dans le noir, comme un zombie en quête de chair fraîche, malgré cette lumière aveuglante du soleil d'été qui plombait sur moi. Sans m'en rendre compte, j'avais les yeux fermés, je ne voulais pas voir la réalité en face, je n'étais pas prêt à la voir. Le suis-je, présentement? Sans doute pas. Mais j'ouvre toutefois les yeux et je me rend compte que beaucoup d'eau a coulé et s'est depuis transformée en neige. Je me rend compte que je suis seul et qu'elle est partie. Je me rend compte que je ne la reverrai plus. Je me rend compte que la peine est toujours aussi forte, mais que la douleur est partie. Cette pointe au fer chaud a été retirée de mon coeur et je recommence à respirer. Une grande inspiration, une paix intérieure teintée de l'ombre de la mélancolie. Mes mains tremblent toujours, par contre. Je ne peux rien pour les arrêter, alors je les regarde et je souris en pensant qu'il me faudrait un snare pour pouvoir faire de beaux roulements, le grondement du tonnerre de Thor dans toute sa splendeur!
Ce qui me rassure, c'est mon sourire. S'il n'existait plus, je commencerais à me poser de sérieuses questions par rapport à ma santé mentale. Mais le sourire est là. Et le désir, celui d'être à nouveau aimé, celui d'aimer à nouveau. Mais le temps a encore besoin de moi, tout comme j'ai encore besoin de lui. Je dois passer une moppe pour nettoyer tout ce sang qui a couler autour de moi, venant de cette blessure encore rouge sur ma peau.
L'orage ne fait que passer, mais il dure depuis si longtemps...
Je me suis mis à marcher dans le noir, comme un zombie en quête de chair fraîche, malgré cette lumière aveuglante du soleil d'été qui plombait sur moi. Sans m'en rendre compte, j'avais les yeux fermés, je ne voulais pas voir la réalité en face, je n'étais pas prêt à la voir. Le suis-je, présentement? Sans doute pas. Mais j'ouvre toutefois les yeux et je me rend compte que beaucoup d'eau a coulé et s'est depuis transformée en neige. Je me rend compte que je suis seul et qu'elle est partie. Je me rend compte que je ne la reverrai plus. Je me rend compte que la peine est toujours aussi forte, mais que la douleur est partie. Cette pointe au fer chaud a été retirée de mon coeur et je recommence à respirer. Une grande inspiration, une paix intérieure teintée de l'ombre de la mélancolie. Mes mains tremblent toujours, par contre. Je ne peux rien pour les arrêter, alors je les regarde et je souris en pensant qu'il me faudrait un snare pour pouvoir faire de beaux roulements, le grondement du tonnerre de Thor dans toute sa splendeur!
Ce qui me rassure, c'est mon sourire. S'il n'existait plus, je commencerais à me poser de sérieuses questions par rapport à ma santé mentale. Mais le sourire est là. Et le désir, celui d'être à nouveau aimé, celui d'aimer à nouveau. Mais le temps a encore besoin de moi, tout comme j'ai encore besoin de lui. Je dois passer une moppe pour nettoyer tout ce sang qui a couler autour de moi, venant de cette blessure encore rouge sur ma peau.
L'orage ne fait que passer, mais il dure depuis si longtemps...
vendredi 23 novembre 2007
THE SKY'S GONE OUT...
...parti pêché
ou tout simplement aller piquer un somme d'après-midi
sous un soleil de plomb
fondant autour d'une dent cariée et rouge
des souvenirs de plaies flottent
pendant ce temps
dans un néant sans nuage
des belettes courent le long des lignes de tension
leurs ombres décident de rester sur place
jouant les funambules
elles tombent silencieusement dans un air enfumé
les gorges chaudes saignent dans des bocaux de verre cassé
tournant le coin d'un mur de brique
la femme aux mains de cristal
l'univers tenant dans la paume de sa main
s'envole dans sa robe étoilée
pour combler le vide du ciel
elle y trouve un esprit perdu
dans un bouquet de lis et de
ruines
il rêve de repos
il dort sur la braise
il mange des oursins vivants
son estomac a la forme d'un étau
mais jamais il ne pense à la fin
celle qui nettoie la mémoire
et se répand sans trêve dans le Blanc
de la clairière au bout du chemin
ou tout simplement aller piquer un somme d'après-midi
sous un soleil de plomb
fondant autour d'une dent cariée et rouge
des souvenirs de plaies flottent
pendant ce temps
dans un néant sans nuage
des belettes courent le long des lignes de tension
leurs ombres décident de rester sur place
jouant les funambules
elles tombent silencieusement dans un air enfumé
les gorges chaudes saignent dans des bocaux de verre cassé
tournant le coin d'un mur de brique
la femme aux mains de cristal
l'univers tenant dans la paume de sa main
s'envole dans sa robe étoilée
pour combler le vide du ciel
elle y trouve un esprit perdu
dans un bouquet de lis et de
ruines
il rêve de repos
il dort sur la braise
il mange des oursins vivants
son estomac a la forme d'un étau
mais jamais il ne pense à la fin
celle qui nettoie la mémoire
et se répand sans trêve dans le Blanc
de la clairière au bout du chemin
vendredi 16 novembre 2007
DINER D'ADIEU...
Julie occupe beaucoup mes pensées, ces derniers temps. La nuit dernière, elle est venue dans mon sommeil, nous avons pris notre dernier repas ensemble. Habillée de blanc, elle était assise devant moi, tout sourire, elle parlait le plus naturellement du monde, ses yeux bleus brillaient d'un éclat doux. Je ne me souviens même pas de ce que nous avons parlé, seuls son sourire, sa voix et ses yeux me captivaient. Et elle savait. Elle savait qu'on n'allait plus se revoir, elle savait et j'ai pleuré. Doucement, j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps devant elle, lui disant que tout ce qu'elle disait n'avait plus d'importance parce qu'elle n'était plus là.
Elle, tout ce qu'elle a fait, c'est me regarder et me sourire, ses yeux perçant mes larmes, et je n'ai pas pu m'empêcher de l'embrasser, un dernier et amoureux baiser qui est venu me réchauffer les tripes, même si je me disais en même temps qu'elle n'était pas là, que c'était un fantôme. Je m'en foutais. Elle était devant moi, en chair et en os, je pouvais la toucher et lui sourire à nouveau, mes mains dans ses cheveux, mes lèvres sur les siennes, sentant sa chaleur, une dernière goutte de bonheur avant le vide du réveil.
Pour elle, ça n'avait pas d'importance non plus qu'elle ne soit plus là. Elle flotte dans mes pensées, ma mémoire, les gestes quotidiens que les autres font et qui me rappellent à elle, ce n'est pas vrai qu'elle n'est plus là. Je le sais maintenant. Ce dîner d'adieu m'a fait voir une chose: Luc, cesse d'en prendre sur toi pour ce qui est arrivé. D'une image terrifiante de sa mort est née cette femme avec qui tu as mangé et bu dans ton rêve, cette image qui devra te suivre jusqu'à la fin de tes jours, ce sourire toujours présent, cette vie toujours forte et cette chaleur, ce feu que sa présence apportait toujours dans tes entrailles, réchauffant ton corps d'une lumière ensoleillée.
En me réveillant, je voulais crier sur les toits qu'elle était venue me voir, me dire un dernier adieu avant que je continue ma vie. Je ne sais pas si mon imagination est trop fertile ou si une part d'elle y était, tout était trop à fleur de peau pour que je ne puisse pas croire un peu.
Et je viens de lire le dernier message du blog de Félix et encore une fois, tout est trop là pour que ce ne soit que pure coïncidence.... Voilà ce qu'il a écrit:
"Les rencontres qui brisent les lois du temps et de l'espace, sont messagères divines. Elles sont vivantes comme des fruits et nos âmes, sans elles, se languissent et meurent."
C'est de Moebius. C'est en plein ce qui m'est arrivé cette nuit. C'en est trop pour que je puisse retenir les larmes que j'ai dans les yeux. Les joues imbibées de larmes, je retourne vivre avec en mon coeur l'amour d'un ange.
Merci, Julie...
Elle, tout ce qu'elle a fait, c'est me regarder et me sourire, ses yeux perçant mes larmes, et je n'ai pas pu m'empêcher de l'embrasser, un dernier et amoureux baiser qui est venu me réchauffer les tripes, même si je me disais en même temps qu'elle n'était pas là, que c'était un fantôme. Je m'en foutais. Elle était devant moi, en chair et en os, je pouvais la toucher et lui sourire à nouveau, mes mains dans ses cheveux, mes lèvres sur les siennes, sentant sa chaleur, une dernière goutte de bonheur avant le vide du réveil.
Pour elle, ça n'avait pas d'importance non plus qu'elle ne soit plus là. Elle flotte dans mes pensées, ma mémoire, les gestes quotidiens que les autres font et qui me rappellent à elle, ce n'est pas vrai qu'elle n'est plus là. Je le sais maintenant. Ce dîner d'adieu m'a fait voir une chose: Luc, cesse d'en prendre sur toi pour ce qui est arrivé. D'une image terrifiante de sa mort est née cette femme avec qui tu as mangé et bu dans ton rêve, cette image qui devra te suivre jusqu'à la fin de tes jours, ce sourire toujours présent, cette vie toujours forte et cette chaleur, ce feu que sa présence apportait toujours dans tes entrailles, réchauffant ton corps d'une lumière ensoleillée.
En me réveillant, je voulais crier sur les toits qu'elle était venue me voir, me dire un dernier adieu avant que je continue ma vie. Je ne sais pas si mon imagination est trop fertile ou si une part d'elle y était, tout était trop à fleur de peau pour que je ne puisse pas croire un peu.
Et je viens de lire le dernier message du blog de Félix et encore une fois, tout est trop là pour que ce ne soit que pure coïncidence.... Voilà ce qu'il a écrit:
"Les rencontres qui brisent les lois du temps et de l'espace, sont messagères divines. Elles sont vivantes comme des fruits et nos âmes, sans elles, se languissent et meurent."
C'est de Moebius. C'est en plein ce qui m'est arrivé cette nuit. C'en est trop pour que je puisse retenir les larmes que j'ai dans les yeux. Les joues imbibées de larmes, je retourne vivre avec en mon coeur l'amour d'un ange.
Merci, Julie...
mercredi 31 octobre 2007
SHOW DES BISOLARS À MUSIQUE MAISON!
Une semaine et demie plus tard, nous sommes de retour de Québec, la tête encore pleine des images d'un spectacle de grande envergure avec les Bisolars (et la toune du Cyclope Mauve dans la tête qui ne veut pas s'en aller). Du slapstick de première catégorie, du bruit comme seuls les Bisolars peuvent en faire, le bordel total sans savoir qu'elle sera la prochaine chanson (dédiée à Mû l'Immortel!) et du fun à pleines pochetées (ou pourritures, si le mot vous sied mieux)!
Enfin, ce fut une expérience incroyable pour nous quatre (je crois), et le public, nos fans invétérés, en redemandait encore et encore. On avait l'air de parfaits crétins et ce fut là le meilleur. De grands classiques furent joués, tels que Comptables Agréés, Tronchorama, Sécrètes-tu des barbus et le très controversé Ex-communication.
Ça m'a donné le goût d'en refaire d'autres, mais peut-être pas à Québec. En attendant, il faudra refaire de la musique, peu importe si c'est du Bisolars ou non, il ne faut pas arrêter!
Enfin, ce fut une expérience incroyable pour nous quatre (je crois), et le public, nos fans invétérés, en redemandait encore et encore. On avait l'air de parfaits crétins et ce fut là le meilleur. De grands classiques furent joués, tels que Comptables Agréés, Tronchorama, Sécrètes-tu des barbus et le très controversé Ex-communication.
Ça m'a donné le goût d'en refaire d'autres, mais peut-être pas à Québec. En attendant, il faudra refaire de la musique, peu importe si c'est du Bisolars ou non, il ne faut pas arrêter!
samedi 27 octobre 2007
DERNIERS RAYONS DE SOLEIL (suite du message blog du même nom sur "Les Calepins de Félix" 26/10/07)
Hum... Merci Félix! "tant qu'il sait ce qu'il ne veut PAS". Le reste est sans importance, en quelque sorte. Tout s'accomplira à la fin...
La fin d'une époque, où même les édifices s'émiettent, pris d'une maladie inconnue. Les ponts s'écroulent, les vitres cassent, les briques nous tombent sur la tête et je suis aux premières loges d'un gratte-ciel qui s'effondre sur la foule: je tombe avec les autres, du 120ième étage, une caméra à la main pour la postérité publique et post-mortem. Aucun renouveau à attendre, par contre. Que la poussière qui arrache les poumons et une visibilité de deux mètres, gros maximum.
Tout ça, je l'ai rêvé la nuit dernière. La fin de l'espèce humaine, la fin des jours, et j'étais toujours vivant et on aurait dit que j'étais le seul à voir ce qui se passait. Les autres? Ils roulaient dans leur voiture sur des routes empoussiérées, des morceaux de gratte-ciel tombant autour d'eux et devant leur parfaite indifférence.
Qu'est-ce que ce rêve m'a dit? Que les roches aussi peuvent être malades et que nous sommes déjà dans ce commencement de la fin.
J'imagine que l'impression de ce rêve concorde avec le fait que je me considérais comme un prophète à la grande vision quand j'étais plus jeune. Un "Voyant-Clair", celui qui voit tout et qui l'exprime dans des mots souvent incompréhensibles. Le faiseur de musique verbale pour des oreilles fermées et lointaines.
L'appétit vient en mangeant, mais qu'arrive-t-il quand on ne mange plus?
La fin d'une époque, où même les édifices s'émiettent, pris d'une maladie inconnue. Les ponts s'écroulent, les vitres cassent, les briques nous tombent sur la tête et je suis aux premières loges d'un gratte-ciel qui s'effondre sur la foule: je tombe avec les autres, du 120ième étage, une caméra à la main pour la postérité publique et post-mortem. Aucun renouveau à attendre, par contre. Que la poussière qui arrache les poumons et une visibilité de deux mètres, gros maximum.
Tout ça, je l'ai rêvé la nuit dernière. La fin de l'espèce humaine, la fin des jours, et j'étais toujours vivant et on aurait dit que j'étais le seul à voir ce qui se passait. Les autres? Ils roulaient dans leur voiture sur des routes empoussiérées, des morceaux de gratte-ciel tombant autour d'eux et devant leur parfaite indifférence.
Qu'est-ce que ce rêve m'a dit? Que les roches aussi peuvent être malades et que nous sommes déjà dans ce commencement de la fin.
J'imagine que l'impression de ce rêve concorde avec le fait que je me considérais comme un prophète à la grande vision quand j'étais plus jeune. Un "Voyant-Clair", celui qui voit tout et qui l'exprime dans des mots souvent incompréhensibles. Le faiseur de musique verbale pour des oreilles fermées et lointaines.
L'appétit vient en mangeant, mais qu'arrive-t-il quand on ne mange plus?
mercredi 24 octobre 2007
LA MÉMOIRE DANS LA TÊTE
sordides avenances
une chapelle éclatante se noie
dans l'appartée de mon talon planté
au creux d'une joue de ciment broyé
univers de trop plein
des jambes molles dansent dans un cercueil
réveil attendu sur la pointe d'une tombale
depuis le début du feu enragé
j'aspire à devenir
celui qui n'a pas vu le soleil depuis des siècles
une ombre de plus sous une table inhabitée
des morceaux pourris à vendre pour ton âme
compte-gouttes
flick
flack
une par une sur ma peau
des flaques rouge et or s'agrandissent
mon nom est Légion
et par le suppliant des neurones
demain sera jour de festin
pour les
corneilles blanches
taches de lumière au-dessus d'une ville sombre
celle qui dort dans mon esprit
l'oubli d'un ton grave abstient le passé
à se réveiller dans le jour mourant
même le temps à peur des idées
une chapelle éclatante se noie
dans l'appartée de mon talon planté
au creux d'une joue de ciment broyé
univers de trop plein
des jambes molles dansent dans un cercueil
réveil attendu sur la pointe d'une tombale
depuis le début du feu enragé
j'aspire à devenir
celui qui n'a pas vu le soleil depuis des siècles
une ombre de plus sous une table inhabitée
des morceaux pourris à vendre pour ton âme
compte-gouttes
flick
flack
une par une sur ma peau
des flaques rouge et or s'agrandissent
mon nom est Légion
et par le suppliant des neurones
demain sera jour de festin
pour les
corneilles blanches
taches de lumière au-dessus d'une ville sombre
celle qui dort dans mon esprit
l'oubli d'un ton grave abstient le passé
à se réveiller dans le jour mourant
même le temps à peur des idées
vendredi 19 octobre 2007
SHOW DE DÉBILES MENTAUX!
Plus qu'une journée avant le Jour B (pour Bisolars)! Dans une journée, nous serons 4 cinglés à se présenter sur la scène de l'Oeil du Poisson à Québec pour le plus grand fiasco de tous les temps! Les Bisolars seront enfin en concert! Et ils casseront la baraque! Ils y joueront leurs plus grands succès et feront vivre des émotions fortes au publics en effervescence!
"Par le Yin et le Yang..."
La défonce totale, quoi!
"Par le Yin et le Yang..."
La défonce totale, quoi!
jeudi 11 octobre 2007
FOGGY MIND
Tout se retrouve catapulté. Mes idées, mon ventre, ma vision, mon coeur. Catapulté où? Vers le vide, voilà. Une nausée dépassant l'imagination s'empare de moi et je ne peux plus bouger. Je marche dans un brouillard fluide, les jambes molles, le stress dans l'estomac, je vois double et il semble que mon esprit veut fuir mon corps.
Ne plus vivre ma vie, c'est ce qu'il attend, cet esprit tourmenté. Aller ailleurs, imaginer autre chose, faire autre chose.
Des projets autres:
Nous avons, Sylvain, Félix, Antoine et moi, un show de musique le 20 octobre. On va s'amuser comme des fous!
Mélanie m'a proposé de commencer une bande dessinée avec elle. Ça risque d'être assez absurde, reste à trouver une idée...
Et le reste? Foggy mind, des bras qui ont peine à bouger et la Lune dans le numéro 43. Un poids trop lourd à porter, une corvée que je ne veux pas subir. J'y pense de plus en plus, je ne sais pas qui je suis. Tomber dans une flaque de morve en putréfaction et sentir la rosée d'un frais matin sur ses bras, n'est-ce pas là la même sensation?
Si fait.
Je gratte le fond de mon cerveau avec une cuillère de feu et je ne récolte que la peur.
Ne plus vivre ma vie, c'est ce qu'il attend, cet esprit tourmenté. Aller ailleurs, imaginer autre chose, faire autre chose.
Des projets autres:
Nous avons, Sylvain, Félix, Antoine et moi, un show de musique le 20 octobre. On va s'amuser comme des fous!
Mélanie m'a proposé de commencer une bande dessinée avec elle. Ça risque d'être assez absurde, reste à trouver une idée...
Et le reste? Foggy mind, des bras qui ont peine à bouger et la Lune dans le numéro 43. Un poids trop lourd à porter, une corvée que je ne veux pas subir. J'y pense de plus en plus, je ne sais pas qui je suis. Tomber dans une flaque de morve en putréfaction et sentir la rosée d'un frais matin sur ses bras, n'est-ce pas là la même sensation?
Si fait.
Je gratte le fond de mon cerveau avec une cuillère de feu et je ne récolte que la peur.
jeudi 4 octobre 2007
FOLIE ET MORT DE FOUGMA 'HAMED
Je sais, vous attendez avec impatience la suite du "Vieil homme et la Moufette", mais il vous faudra encore patienter. À défaut d'écrire comme je me sens ces temps-ci (comme de la crap, soit dit en passant), je vous laisse sur ce petit bijou d'absurdité qui m'a inspiré pour écrire le "Vieil homme et la Moufette".
Un pastiche fait au cégep dans le cours de ce franchouillard de François Lyonet, un bout-en-train digne de Ramdam.
Bonne lecture!
FOLIE ET MORT DE FOUGMA ‘HAMED
Pastiche de « Grandeur et décadence de Gérard Bilodeau » de Gabrielle Gourdeault
Fougma ‘Hamed naquit d’un Berger Allemand pantouflard circoncis et d’une loutre de mer appelée Julie Girard-Tremblay, circonspecte et un peu dérangée par la sénilité de Henri Jones, leur chat domestique qui, depuis déjà belle lurette, s’attaquait aux poireaux de Papa-Je-Suis-Déconnecté-De-La-Réalité-Par-La-Méthode-Je-Bois-De-La-Bière-Devant-La-Télé.
Fougma était le nom donné à ‘Hamed par sa mère. Ça ne voulait rien dire en particulier, sinon qu’il n’en avait pas la moindre idée. En fait, tout ce qu’il savait, il l’avait lu dans son livre de naissance dont aucune photo n’artisanait de couleurs flyées ses pages blanches et noires. Il a appris qu’il est né à Chicoutimi, capitale de l’Arabie Saoudite, de l’Espagne, de la France, de la Roumanie, des Îles Mouc-Mouc, de la Norvège, du Canada et de son petit Saguenay au fond de son trou. Comme on dit : « a hole’s a hole! ». C’était peut-être un pur mensonge aussi… il ne savait pas. Sa petite famille in vit présentement au sommet de la plus haute colline des environs alentoureux, c’est-à-dire le pic de sable dans l’État du Maine.
Toute sa vie, Fougma a idéalisé un idéal faramineux : découvrir la vérité sur ses origines. Ses petites manigances l’ont emmené vers la biblio-disco-vidéo-homothèques, où tous les renseignements de l’univers sont emmagasinés. Mais une société dans laquelle monsieur-tout-le-monde côtoie tout le monde et où les dirigeants tentent de cacher une vérité monstrueuse à un pauvre petit adolescent à l’imagination trop fertile qui rêve de voler sur des hippocampes à dos argenté ne peut pas laisser une banque d’informations top secret se dévoiler d’elle-même à celui-ci. C’est pourquoi il ne trouva rien. Nada. Nothing. No zapatos en el vestuario…
Fougma n’avait plus guère le temps de voir sa loutre de mère et Jones le chat tellement il était absorbé par ses lectures non instructives. Il se décida donc de partir à la conquête de la vérité de sa propre identité inconnue. Une bonne dose de construction hallucinatoire lui permettra peut-être de savoir ce qu’il est ou qui il est, ce pauvre Fougma.
Jour et nuit, il se piquouillait, se sniffait, se déconstructionnait, s’enflammait les bras, les narines, le derrière et tous les orifices où la dope magique pouvait bien pénétrer avec ce qu’il trouvait sous son lit. Il vit tous ses amis d’autrefois : George l’écureuil, Verra la truie, Hypolithe l’éléphant de Papouasie… Ils ne savaient rien, pas même un soupçon de poudre de perlimpinpin de plus que ce qu’il avait déjà consommé. Il mit même, après trois jours de planage (en fait, il ne s’était écoulé que trois heures), son bonnet de bain à antennes collectives pour communiquer avec les extraterrestres. Ils vont sûrement savoir ce qui se passe sur cette Terre enfouie dans l’hébétude ignorante et le soleil jaune, chaud et suant. Brouillage. On tente de l’empêcher de les rejoindre! Un espion, un félon, une taupe, un raton-laveur, s’est infiltré dans l’humble demeure à trois étages du petit Fougma. C’est ce qu’il se dit, pas encore remis de son trip psychédélique avec les éléphants roses de Papouasie et les écureuils irlandais.
Il sortit donc de sa chambre, à la fin du jour, chancelant et défaillant, pour aller rejoindre un chat en train de tourner en rond, bavant et s’assommant tout naturellement sur une pile de vieux Reader’s Digest jadis légués au Berger Allemand comme cadeau de mariage avec sa loutre.
Que de confusion, mélange, torpeur, que d’inertie de la part de son cerveau qui était maintenant sur l’option « Foutez-moi la paix! ». Il tomba finalement sur une cassette vidéo intitulée « Little Richard’s hidden story ». Un bon film en perspective. Mais après quinze minutes de bousille mentale et de réflexion spontanée involontairement effluviale, il comprit finalement le sort qui se posait désormais devant lui. C’était sa propre histoire! Non seulement il s’appelait Richard, mais en plus, il était anglais et non serbo-croate! Il ne se rendit compte de ce détail, apparemment multiprésent depuis toujours, qu’en regardant pour la deuxième fois le titre de la cassette.
Le choc fut trop violent. Bad trip total, cordialement accueilli par un organisme refoulé et miné par les micro-ondes de son bonnet de bain à antennes collectives.
Il fut enterré par sa loutre de mère et son ignare de père, accompagnés tous deux par le chat, qui était en fait son petit frère de deux ans. Sur sa tombe était écrit : « Fougma ‘Hamed, la folie t’emporta dans son vent intestinal ».
Fin de réalité.
Un pastiche fait au cégep dans le cours de ce franchouillard de François Lyonet, un bout-en-train digne de Ramdam.
Bonne lecture!
FOLIE ET MORT DE FOUGMA ‘HAMED
Pastiche de « Grandeur et décadence de Gérard Bilodeau » de Gabrielle Gourdeault
Fougma ‘Hamed naquit d’un Berger Allemand pantouflard circoncis et d’une loutre de mer appelée Julie Girard-Tremblay, circonspecte et un peu dérangée par la sénilité de Henri Jones, leur chat domestique qui, depuis déjà belle lurette, s’attaquait aux poireaux de Papa-Je-Suis-Déconnecté-De-La-Réalité-Par-La-Méthode-Je-Bois-De-La-Bière-Devant-La-Télé.
Fougma était le nom donné à ‘Hamed par sa mère. Ça ne voulait rien dire en particulier, sinon qu’il n’en avait pas la moindre idée. En fait, tout ce qu’il savait, il l’avait lu dans son livre de naissance dont aucune photo n’artisanait de couleurs flyées ses pages blanches et noires. Il a appris qu’il est né à Chicoutimi, capitale de l’Arabie Saoudite, de l’Espagne, de la France, de la Roumanie, des Îles Mouc-Mouc, de la Norvège, du Canada et de son petit Saguenay au fond de son trou. Comme on dit : « a hole’s a hole! ». C’était peut-être un pur mensonge aussi… il ne savait pas. Sa petite famille in vit présentement au sommet de la plus haute colline des environs alentoureux, c’est-à-dire le pic de sable dans l’État du Maine.
Toute sa vie, Fougma a idéalisé un idéal faramineux : découvrir la vérité sur ses origines. Ses petites manigances l’ont emmené vers la biblio-disco-vidéo-homothèques, où tous les renseignements de l’univers sont emmagasinés. Mais une société dans laquelle monsieur-tout-le-monde côtoie tout le monde et où les dirigeants tentent de cacher une vérité monstrueuse à un pauvre petit adolescent à l’imagination trop fertile qui rêve de voler sur des hippocampes à dos argenté ne peut pas laisser une banque d’informations top secret se dévoiler d’elle-même à celui-ci. C’est pourquoi il ne trouva rien. Nada. Nothing. No zapatos en el vestuario…
Fougma n’avait plus guère le temps de voir sa loutre de mère et Jones le chat tellement il était absorbé par ses lectures non instructives. Il se décida donc de partir à la conquête de la vérité de sa propre identité inconnue. Une bonne dose de construction hallucinatoire lui permettra peut-être de savoir ce qu’il est ou qui il est, ce pauvre Fougma.
Jour et nuit, il se piquouillait, se sniffait, se déconstructionnait, s’enflammait les bras, les narines, le derrière et tous les orifices où la dope magique pouvait bien pénétrer avec ce qu’il trouvait sous son lit. Il vit tous ses amis d’autrefois : George l’écureuil, Verra la truie, Hypolithe l’éléphant de Papouasie… Ils ne savaient rien, pas même un soupçon de poudre de perlimpinpin de plus que ce qu’il avait déjà consommé. Il mit même, après trois jours de planage (en fait, il ne s’était écoulé que trois heures), son bonnet de bain à antennes collectives pour communiquer avec les extraterrestres. Ils vont sûrement savoir ce qui se passe sur cette Terre enfouie dans l’hébétude ignorante et le soleil jaune, chaud et suant. Brouillage. On tente de l’empêcher de les rejoindre! Un espion, un félon, une taupe, un raton-laveur, s’est infiltré dans l’humble demeure à trois étages du petit Fougma. C’est ce qu’il se dit, pas encore remis de son trip psychédélique avec les éléphants roses de Papouasie et les écureuils irlandais.
Il sortit donc de sa chambre, à la fin du jour, chancelant et défaillant, pour aller rejoindre un chat en train de tourner en rond, bavant et s’assommant tout naturellement sur une pile de vieux Reader’s Digest jadis légués au Berger Allemand comme cadeau de mariage avec sa loutre.
Que de confusion, mélange, torpeur, que d’inertie de la part de son cerveau qui était maintenant sur l’option « Foutez-moi la paix! ». Il tomba finalement sur une cassette vidéo intitulée « Little Richard’s hidden story ». Un bon film en perspective. Mais après quinze minutes de bousille mentale et de réflexion spontanée involontairement effluviale, il comprit finalement le sort qui se posait désormais devant lui. C’était sa propre histoire! Non seulement il s’appelait Richard, mais en plus, il était anglais et non serbo-croate! Il ne se rendit compte de ce détail, apparemment multiprésent depuis toujours, qu’en regardant pour la deuxième fois le titre de la cassette.
Le choc fut trop violent. Bad trip total, cordialement accueilli par un organisme refoulé et miné par les micro-ondes de son bonnet de bain à antennes collectives.
Il fut enterré par sa loutre de mère et son ignare de père, accompagnés tous deux par le chat, qui était en fait son petit frère de deux ans. Sur sa tombe était écrit : « Fougma ‘Hamed, la folie t’emporta dans son vent intestinal ».
Fin de réalité.
mardi 25 septembre 2007
THÉRAPIE DU VIDE
Est-ce une bonne idée? Ai-je assez de Manque pour en suivre? Je me demande. Quelle était la raison, la première fois? Je n'en avais pas. Je n'y ai tout simplement pas pensé. La question à poser, en fait, c'est: en ai-je besoin? Là, je ne trouve pas la réponse. Je ne suis pas sûr. Je ne pense pas et peut-être que oui.
Le fait est que j'ai une vague impression que ça ne servira pas à grand chose. Je sens en moi la capacité de le faire par moi-même, je sens en moi ce bagage ramassé au fil des ans par les observations que j'ai faites sur moi-même et sur le monde qui m'entoure. En ce moment, je ne peux juste pas commencer. Je vais me laisser recommencer à travailler, bouger un peu plus et on verra après.
Le temps de la réflexion débute aujourd'hui-même. La concentration n'y sera pas, mais la volonté y sera, elle.
LEASH
j'ai trouvé un rampant sur le trottoir obscur
face à un manoir en décomposition de la quatrième dimension
l'hécatombe de l'espèce débute avec le Banquier
et se terminera avec
sur le bras
des putules d'un rouge amorphe
qui nous sourient de leurs dents noires et polies
elles nous disent:
"nourris-moi!
nourris-moi!
ou péris sous la folie de notre rougeur d'enfant battu!"
je me penche vers ces bouches ouvertes
avec dans le fond de la gorge le cri de Munsch
gueule grande ouverte sur un monde brouillé
les oreilles bouchées qui entendent tout
fort comme la vie
hanté
toujours
par la paix du regard de l'Ange Blond
des larmes aux yeux
je leur souris et m'en vais
suivant mes propres pas dans la terre friable
un hommage aux souvenirs passés
la pointe de l'iceberg n'est plus si haute
j'entends les vagues pianoter sur mon âme
Le fait est que j'ai une vague impression que ça ne servira pas à grand chose. Je sens en moi la capacité de le faire par moi-même, je sens en moi ce bagage ramassé au fil des ans par les observations que j'ai faites sur moi-même et sur le monde qui m'entoure. En ce moment, je ne peux juste pas commencer. Je vais me laisser recommencer à travailler, bouger un peu plus et on verra après.
Le temps de la réflexion débute aujourd'hui-même. La concentration n'y sera pas, mais la volonté y sera, elle.
LEASH
j'ai trouvé un rampant sur le trottoir obscur
face à un manoir en décomposition de la quatrième dimension
l'hécatombe de l'espèce débute avec le Banquier
et se terminera avec
sur le bras
des putules d'un rouge amorphe
qui nous sourient de leurs dents noires et polies
elles nous disent:
"nourris-moi!
nourris-moi!
ou péris sous la folie de notre rougeur d'enfant battu!"
je me penche vers ces bouches ouvertes
avec dans le fond de la gorge le cri de Munsch
gueule grande ouverte sur un monde brouillé
les oreilles bouchées qui entendent tout
fort comme la vie
hanté
toujours
par la paix du regard de l'Ange Blond
des larmes aux yeux
je leur souris et m'en vais
suivant mes propres pas dans la terre friable
un hommage aux souvenirs passés
la pointe de l'iceberg n'est plus si haute
j'entends les vagues pianoter sur mon âme
mercredi 19 septembre 2007
MORGUE EN AVANT-PLAN
les moeurs pointues
sur la haut d’un pic glacé
elle s’avance à pas lents
dardant son regard acéré
sur le bout d’une branche morte
dernier vestige de l’Ancien Monde
l’homme tubulaire en extinction
omet de dire le désir de résister
s’estompe dans la fin d’un jour pluvieux
jadis elle demeurait sur son épaule
lui caressant l’échine de ses doigts froids
l’entourant d’un voile rouge fonte des neige
aujourd’hui
une montagne solitaire
le ciel brumeux
cacophonique
le cri de millions de bêtes affamées
unisson de hantise face à la sécheresse
d’un œil qui n’entend pas la pitié
ouragan de sable sur des plaies béantes
le coffret des songes se ferme
sur les phalanges du dormeur
qui se surprend à pêcher la pluie
dans le désert de son esprit
20 septembre 2007
sur la haut d’un pic glacé
elle s’avance à pas lents
dardant son regard acéré
sur le bout d’une branche morte
dernier vestige de l’Ancien Monde
l’homme tubulaire en extinction
omet de dire le désir de résister
s’estompe dans la fin d’un jour pluvieux
jadis elle demeurait sur son épaule
lui caressant l’échine de ses doigts froids
l’entourant d’un voile rouge fonte des neige
aujourd’hui
une montagne solitaire
le ciel brumeux
cacophonique
le cri de millions de bêtes affamées
unisson de hantise face à la sécheresse
d’un œil qui n’entend pas la pitié
ouragan de sable sur des plaies béantes
le coffret des songes se ferme
sur les phalanges du dormeur
qui se surprend à pêcher la pluie
dans le désert de son esprit
20 septembre 2007
mardi 18 septembre 2007
ONDE DE LANGUEUR
montrer la vie à travers une mince couche de verre
la regarder
voir évoluer les millions de choses qui y poussent
on voit tomber un flocon
le gel y prend
mais la chaleur demeure
toujours présente dans le noyau
je suis une forêt
plantant racines dans une terre meuble
distribuant la vie à travers l'humus des heures passées
ciel fondu vers minuit
des planètes mobiles s'alimentent du feu
la silhouette d'un homme dans l'ombre d'un pommier
onde de langueur
suspense altéré par la lumière d'un phare
des épines s'étirent en lambeaux verts
monstre de lenteur sur la peau du vide
je ne veux plus pousser sans l'eau d'une larme
le pendule s'active à nouveau
tic tac
tic tac
et tout simplement le tic de la mémoire
prenant le dessus sur tout
ombre inquiétante sur le motif tracé
qu'est la vie que je me dessine
je ne peux que regarder passer le train
subir le souffle de son passage
me remémorer un sourire perdu dans les tréfonds
d'une âme perdue dans la peur
de tous côtés
des yeux qui se ferment
des bouches qui se ferment
des oreilles qui se bouchent
un monticule de corps s'entremêlant
un bras dans une jambe
le coeur enfoui dans un autre coeur
j'arpente cette montagne multicolore
sans penser au son de la misère qui se répand
sous l'amas de chair
damier suspendu au-dessus de ma tête
ne reste que le ciel pour observer le vent
et ta main pour tenir mon
coeur
14 septembre 2007
la regarder
voir évoluer les millions de choses qui y poussent
on voit tomber un flocon
le gel y prend
mais la chaleur demeure
toujours présente dans le noyau
je suis une forêt
plantant racines dans une terre meuble
distribuant la vie à travers l'humus des heures passées
ciel fondu vers minuit
des planètes mobiles s'alimentent du feu
la silhouette d'un homme dans l'ombre d'un pommier
onde de langueur
suspense altéré par la lumière d'un phare
des épines s'étirent en lambeaux verts
monstre de lenteur sur la peau du vide
je ne veux plus pousser sans l'eau d'une larme
le pendule s'active à nouveau
tic tac
tic tac
et tout simplement le tic de la mémoire
prenant le dessus sur tout
ombre inquiétante sur le motif tracé
qu'est la vie que je me dessine
je ne peux que regarder passer le train
subir le souffle de son passage
me remémorer un sourire perdu dans les tréfonds
d'une âme perdue dans la peur
de tous côtés
des yeux qui se ferment
des bouches qui se ferment
des oreilles qui se bouchent
un monticule de corps s'entremêlant
un bras dans une jambe
le coeur enfoui dans un autre coeur
j'arpente cette montagne multicolore
sans penser au son de la misère qui se répand
sous l'amas de chair
damier suspendu au-dessus de ma tête
ne reste que le ciel pour observer le vent
et ta main pour tenir mon
coeur
14 septembre 2007
vendredi 14 septembre 2007
PARTICIPACTION
J'ai l'intention de publier un recueil de mes poèmes dans les prochains mois et, si vous le voulez bien, j'aimerais que vous m'aidiez à créer un corpus de poèmes autant par rapport à la thématique, à vos goûts personnels, aux impressions que vous vivez lorsque vous me lisez, etc.
Pas de limite dans vos choix, envoyez-moi seulement les titres que vous avez choisis et que vous aimez particulièrement (toutes les raisons sont possibles) par courriel à l'adresse suivante:
rick_filius@hotmail.com
Je ne vous oblige à rien, de toute façon, je ne suis pas professeur, ni maître d'esclaves (quoique...). Je vais les compiler et voir avec ceux que j'ai choisis moi-même.
Donc, c'est une participation libre, ça peut être amusant à faire et ça ferait de vous mon premier comité de lecture! :O)
Bonne journée à tous!
Pas de limite dans vos choix, envoyez-moi seulement les titres que vous avez choisis et que vous aimez particulièrement (toutes les raisons sont possibles) par courriel à l'adresse suivante:
rick_filius@hotmail.com
Je ne vous oblige à rien, de toute façon, je ne suis pas professeur, ni maître d'esclaves (quoique...). Je vais les compiler et voir avec ceux que j'ai choisis moi-même.
Donc, c'est une participation libre, ça peut être amusant à faire et ça ferait de vous mon premier comité de lecture! :O)
Bonne journée à tous!
mardi 11 septembre 2007
DES MERS CASSE-PIEDS
dans le sable vaseux d'une eau chaude
mes pieds scintillent de mille feux
mais s'enfoncent jusqu'à la gorge
d'un Léviathan affamé de chair fraîche
sa gueule édentée croit qu'elle minaude
les dix habitants au cou en forme de noeud
qui n'ont cure que du son de la forge
chaleur accablée sur une peau rêche
sore heart in the blink of an eye
dernière chance de briser la bête
quand sur moi les rayons mortels
du soleil trop bas
accaparent ma vision
la montée hors du souffle rocailleux
démontre la trahison de la terre
angoisse de la plume
encore
gastronomie dominante dans ce qui a lieu de
stable
xénophobie face aux herbes rouges
on ne veut plus lâcher le fil qui tient le nerf de la
raison
mais rien n'y peut dans cet espace trop plein
que le mouvement définitif d'un bras mou
incapable de croire qu'il a des os
mes pieds scintillent de mille feux
mais s'enfoncent jusqu'à la gorge
d'un Léviathan affamé de chair fraîche
sa gueule édentée croit qu'elle minaude
les dix habitants au cou en forme de noeud
qui n'ont cure que du son de la forge
chaleur accablée sur une peau rêche
sore heart in the blink of an eye
dernière chance de briser la bête
quand sur moi les rayons mortels
du soleil trop bas
accaparent ma vision
la montée hors du souffle rocailleux
démontre la trahison de la terre
angoisse de la plume
encore
gastronomie dominante dans ce qui a lieu de
stable
xénophobie face aux herbes rouges
on ne veut plus lâcher le fil qui tient le nerf de la
raison
mais rien n'y peut dans cet espace trop plein
que le mouvement définitif d'un bras mou
incapable de croire qu'il a des os
vendredi 7 septembre 2007
NO WINDOWS UNLOCKED
with bare hands
I'm eager to put an end to my
pain of the brain
un chant de patrie qui hurle de ses cinquante hauts-parleurs
"allons enfants de la patrie
fonçons tête baissée vers la bain de sang
faisons-nous tuer
hacher menu
liquéfier
pour la Patrie!"
et la batterie de résonner sans cesse dans le caveau
qui sert d'esprit aux zombies rampant à mes pieds
je marche à travers des eaux bourbeuses
et des os rongés par la panique de sept milliards d'amibes
qui n'ont pas compris l'évolution des parasites
dans un aquarium
des fenêtres de briques s'effritent pour former
un lit de cendres rouges de la douceur d'une rose
étendu tout au fond
je dors
je m'entends respirer
je rêve à des yeux noisette plongeant dans mon coeur
la saillie des bulles à la surface fait perdre la face
aux ombres élancées qui regardent
perchées sur leur trois jambes
l'intérieur de leurs paupières
elles ont peur de l'Autre
elles ne veulent que s'endormir à leur tour
et tirer sur le fil qui attache les mains à la
gorge sèche
qui a trop
respiré
I'm eager to put an end to my
pain of the brain
un chant de patrie qui hurle de ses cinquante hauts-parleurs
"allons enfants de la patrie
fonçons tête baissée vers la bain de sang
faisons-nous tuer
hacher menu
liquéfier
pour la Patrie!"
et la batterie de résonner sans cesse dans le caveau
qui sert d'esprit aux zombies rampant à mes pieds
je marche à travers des eaux bourbeuses
et des os rongés par la panique de sept milliards d'amibes
qui n'ont pas compris l'évolution des parasites
dans un aquarium
des fenêtres de briques s'effritent pour former
un lit de cendres rouges de la douceur d'une rose
étendu tout au fond
je dors
je m'entends respirer
je rêve à des yeux noisette plongeant dans mon coeur
la saillie des bulles à la surface fait perdre la face
aux ombres élancées qui regardent
perchées sur leur trois jambes
l'intérieur de leurs paupières
elles ont peur de l'Autre
elles ne veulent que s'endormir à leur tour
et tirer sur le fil qui attache les mains à la
gorge sèche
qui a trop
respiré
mardi 4 septembre 2007
DEMAIN, LA PEUR
Pour aujourd'hui, c'est la tranquillité. Il me prend encore assez souvent de voir des flashes, dans mon esprit, de la mort de Julie. De courts moments pour me rappeler que cette personne remarquable n'est plus ici, mais garde sa place, malgré tout, dans le coeur d'un grand homme qui a les idées tourneboulées.
Le dernier poème que j'ai écrit est, comme le dit Christine dans son commentaire, d'une tristesse indescriptible. Mais on perce toujours, à la fin, une petite lueur d'espoir, le rayon d'un soleil encore à naître, existant toutefois dans l'inconscient collectif des neurones qui m'habitent.
Pour aujourd'hui, je suis bien, je souris, mes yeux brillent d'un éclat qui n'y était pas depuis quelques mois. Je vis et je ne veux pas laisser passer cette vie à m'enfermer derrière les murs d'une quelconque maladresse d'esprit. Je veux être là. Je veux manger cet air respiré par 6 milliard 640 million 647 mille 763 personnes.
La phrase d'aujourd'hui, celle qui revient comme un leitmotiv infernal dans le caveau de mon crâne, cette phrase qui démontre autant la folie de la société qu'une vision ascérée et vraie de la réalité: "You have nothing to fear, only poets and Justice". Elle a été chantée par David J. Haskins dans la chanson "No One's Sending Roses", sur l'album Etiquette of Violence (son premier album solo après Bauhaus). Je ne sais pas pourquoi exactement cette phrase me tourmente tant. Peut-être parce que je suis moi-même poète et que je ne crois pas en la Justice de la société dans laquelle je vis. Je la perçois comme une sorte de monstre hideux (DES MONSTRES.... HIIIDEUX!!!!!) avec une bouche de la grosseur d'un volcan, avalant les bonnes intentions et punissant les yeux fermés, avec l'objectivité d'un robot. Un robot n'a pas d'émotions, un robot ne fait que ce qu'on lui dit de faire. La Justice est ce qu'on en fait. Pour le moment, elle n'est rien, qu'un mot parmi tant d'autres qui perdent leur signification. Dans dix ans, le mot justice ne sera plus dans le dictionnaire.
Et demeureront quelques rebelles de la langue, rôdant dans l'ombre de leur écriture, ils répandront le sang de leur idées sur un papier numérique et seront là lorsque sera le temps de reconstruire la réalité.
Et je serai là, moi aussi.
Le dernier poème que j'ai écrit est, comme le dit Christine dans son commentaire, d'une tristesse indescriptible. Mais on perce toujours, à la fin, une petite lueur d'espoir, le rayon d'un soleil encore à naître, existant toutefois dans l'inconscient collectif des neurones qui m'habitent.
Pour aujourd'hui, je suis bien, je souris, mes yeux brillent d'un éclat qui n'y était pas depuis quelques mois. Je vis et je ne veux pas laisser passer cette vie à m'enfermer derrière les murs d'une quelconque maladresse d'esprit. Je veux être là. Je veux manger cet air respiré par 6 milliard 640 million 647 mille 763 personnes.
La phrase d'aujourd'hui, celle qui revient comme un leitmotiv infernal dans le caveau de mon crâne, cette phrase qui démontre autant la folie de la société qu'une vision ascérée et vraie de la réalité: "You have nothing to fear, only poets and Justice". Elle a été chantée par David J. Haskins dans la chanson "No One's Sending Roses", sur l'album Etiquette of Violence (son premier album solo après Bauhaus). Je ne sais pas pourquoi exactement cette phrase me tourmente tant. Peut-être parce que je suis moi-même poète et que je ne crois pas en la Justice de la société dans laquelle je vis. Je la perçois comme une sorte de monstre hideux (DES MONSTRES.... HIIIDEUX!!!!!) avec une bouche de la grosseur d'un volcan, avalant les bonnes intentions et punissant les yeux fermés, avec l'objectivité d'un robot. Un robot n'a pas d'émotions, un robot ne fait que ce qu'on lui dit de faire. La Justice est ce qu'on en fait. Pour le moment, elle n'est rien, qu'un mot parmi tant d'autres qui perdent leur signification. Dans dix ans, le mot justice ne sera plus dans le dictionnaire.
Et demeureront quelques rebelles de la langue, rôdant dans l'ombre de leur écriture, ils répandront le sang de leur idées sur un papier numérique et seront là lorsque sera le temps de reconstruire la réalité.
Et je serai là, moi aussi.